le serment des catacombes résumé par chapitre
Sermentd'abstinence chapitre 1. Posté par Khady le 13/12/2021 à 05:47:36. Résumé du serment d'abstinence chapitre 1.
Leserment des catacombes. En 177, pendant le règne de Marc Aurèle, une jeune fille de quinze ans arrive à Lyon. C'est le début de la persécution contre les chrétiens : les
Résuméde l'œuvre par chapitres. Retour à "Première approche" Accéder directement à la Seconde Partie . PREMIÈRE PARTIE . Chapitre 1 : « De la condition et des occupations du fameux gentilhomme don Quichotte de la Manche » Don Quichotte, un hobereau de village qui frise la cinquantaine, se passionne pour les romans de chevalerie et finit par en perdre le jugement. Un
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Résuméchapitre par chapitre du roman Le Comte de Monte Cristo d’Alexandre Dumas Le Comte de Monte Cristo est une œuvre qui s’étend sur 117 chapitres et 6 volumes. Chapitre 1 : Marseille – l’arrivée À Marseille, en France, le voilier Pharon accoste, sous le regard d’une foule de gens. Dantès, rencontre Monsieur Morrel, l’armateur du navire et discute avec lui de l’humeur
Rencontres Professionnelles De La Piscine Publique. How do you want to study today?LearnFocus your studying with a pathMatchGet faster at matching termsTerms in this set 30Other sets by this creatorFlickr Creative Commons ImagesSome images used in this set are licensed under the Creative Commons through to see the original works with their full merle
Chaque jour, Totomitl et Pantli, deux guerriers aztèques, doivent faire prisonnier des hommes pour les offrir en sacrifice aux dieux. Telle est la règle de vie du peuple Soleil. Mais en cette année 1517, l'arrivée de soldats espagnols fait basculer la vie des jeunes gens et de tout leur peuple. Qui triomphera ?
A propos du livre Présentation de l'éditeur Parce qu'ils sont chrétiens, Touitilla et ses amis risquent chaque jour leur vie et doivent se méfier des romains qui les rendent responsables des pires crimes. Touitilla peut-elle faire confiance à son amoureux, le champion de course de char ? Un beau roman d'aventure au cœur de l'Empire Romain du IIe siècle après Jésus-Christ. Biographie de l'auteur Née à Neuilly-sur-Seine en 1938, elle est à vingt ans diplômée de l'Institut des sciences politiques, puis agrégée de philosophie en 1969. Elle a longtemps enseigné l'art du scénario aux étudiants de la Sorbonne. Ecrire des romans historiques pour les enfants est pour elle une véritable passion. Les informations fournies dans la section A propos du livre » peuvent faire référence à une autre édition de ce titre. Autres éditions populaires du même titre Meilleurs résultats de recherche sur AbeBooks Image fournie par le vendeur Le Serment Des Catacombes Odile Weulersse Edité par Livre De Poche Jeunesse 2001 ISBN 10 2013218842 ISBN 13 9782013218849 Ancien ou d'occasion Couverture souple Quantité disponible 1 Description du livre Etat Bon. Merci, votre achat aide à financer des programmes de lutte contre l'illettrisme. N° de réf. du vendeur 1046202010213NAE12013218842 Plus d'informations sur ce vendeur Contacter le vendeur Image d'archives Le Serment Des Catacombes Odile Weulersse Edité par Livre De Poche Jeunesse 2001 ISBN 10 2013218842 ISBN 13 9782013218849 Ancien ou d'occasion Couverture souple Quantité disponible 1 Description du livre Etat Assez bon. Merci, votre achat aide à financer des programmes de lutte contre l'illettrisme. N° de réf. du vendeur 7926202008274STW12013218842 Plus d'informations sur ce vendeur Contacter le vendeur Image d'archives Le Serment des catacombes Odile Weulersse Edité par Hachette Jeunesse 2001 ISBN 10 2013218842 ISBN 13 9782013218849 Ancien ou d'occasion Couverture souple Quantité disponible 6 Description du livre Befriedigend/Good Durchschnittlich erhaltenes Buch bzw. Schutzumschlag mit Gebrauchsspuren, aber vollständigen Seiten. / Describes the average WORN book or dust jacket that has all the pages present. N° de réf. du vendeur M02013218842-G Plus d'informations sur ce vendeur Contacter le vendeur Image d'archives Le serment des catacombes Odile Weulersse Edité par Hachette 00/g /29 A 2001 ISBN 10 2013218842 ISBN 13 9782013218849 Ancien ou d'occasion Paperback Quantité disponible 1 Description du livre Paperback. Etat Very Good. Shipped within 24 hours from our UK warehouse. Clean, undamaged book with no damage to pages and minimal wear to the cover. Spine still tight, in very good condition. Remember if you are not happy, you are covered by our 100% money back guarantee. N° de réf. du vendeur 6545-9782013218849 Plus d'informations sur ce vendeur Contacter le vendeur Image d'archives Le serment des catacombes Odile Weulersse Edité par Hachette 29 A 2001 ISBN 10 2013218842 ISBN 13 9782013218849 Ancien ou d'occasion Paperback Quantité disponible 1 Description du livre Paperback. Etat Very Good. Le serment des catacombes This book is in very good condition and will be shipped within 24 hours of ordering. The cover may have some limited signs of wear but the pages are clean, intact and the spine remains undamaged. This book has clearly been well maintained and looked after thus far. Money back guarantee if you are not satisfied. See all our books here, order more than 1 book and get discounted shipping. . N° de réf. du vendeur 7719-9782013218849 Plus d'informations sur ce vendeur Contacter le vendeur Image fournie par le vendeur Image d'archives Image fournie par le vendeur Image d'archives Image d'archives autres exemplaires de ce livre sont disponibles Afficher tous les résultats pour ce livre
Résumé du document Plongée in medias res, dans la vie des habitants de Lugdunum. On apprend à travers les questions de Luna, esclave qui sert à la taverne, que Sacrovir, riche fabricant de cuir, a retrouvé sa nièce, qu'on s'apprêtait à vendre comme esclave. Plus étrange encore, sa femme avait rêvé de la jeune fille, nommée Toutilla. Une femme hystérique coupe la présentation de l'adolescente aux clients de la taverne on a empoisonné son bébé et elle accuse Marcurus, le puisatier, chrétien, qui provoque la colère des dieux romains par son hérésie. Tout le monde se disperse mais ses paroles font forte impression. Toutilla s'inquiète car elle-aussi est de confession chrétienne et souhaite trouver le médecin Zénodore. Son oncle refuse, à cause de ses croyances. Avec sa femme Bibulia et sa nièce, il fait des offrandes aux divinités du foyer, pour implorer leur clémence ... Extraits [...] Encore, le lecteur assiste aux prières des chrétiens dans les catacombes ou leur repas eucharistique qui leur permettent de communier. De même, deux points de vues intéressants sont confrontés dans ce roman celui des Gaulois de Lugdunum et les Romains qui croient en un panthéon de Dieux, et celui des chrétiens, qui sont monothéistes. Nous avons vu que ce livre préfère une vision subjective, lançant un regard chrétien sur les croyances gréco-romaines et donc méprisant, puisque les rites en deviennent des superstitions païennes et à plus forte raison hérétiques car les chrétiens ne croient qu'en leur Dieu. [...] [...] Toutilla, au contraire, est horrifiée quand elle trouve un enfant de quelques jours abandonné. Gédémo monte sur la Capitole, grisé par le faste et la puissance, pendant que son amie se rend chez l'évêque. Il est inquiet des mauvaises nouvelles à Lugdunum et de la versatilité de Marc Aurèle, très influençable. Sur le forum, Gédémo rencontre Marcus Julius Séverus, sénateur et ami de son père, qui lui fait visiter la grandeur de Rome. Brennos, lui-aussi se trouve à Rome, et aide le mage Alexandre, proche de l'empereur, dans ses fourberies. [...] [...] Il n'y a donc pas d'évolution du personnage à proprement parler mais une transformation soudaine. Elle pose une nouvelle fois le problème de roman historique puisque rien n'explique rationnellement cette éloquence soudaine du héros. Il semble donc que tous ces héros bien creux soient mués par une volonté plus grande et toujours aussi subjective de l'auteur, de retracer les martyres de cette année 177 après et la force de la religion chrétienne. Ancrer son récit à une époque précise, réaliste, c'est donner une légitimité aux propos prosélytistes des héros et donner raison à l'avènement du christianisme comme manifestation du règne de Dieu. [...] [...] Plus tard, ils donnent à Marcia, parente de l'empereur, la lettre Caton fait une bêtise 215 Le lendemain, une procession accompagne le cadavre de Séverus et Alexandre, qui se trouve non loin de là avec Brennos, se fait voler sa perruque par Caton. Entre temps, Gédémo a eu une vision lui montrant les temples dévastés et des croix les remplaçant. Les rituels qui accompagnent la cérémonie funèbre pleureuses, masques représentant les ancêtres lui paraissent maintenant ridicules, puisqu'il ne croit qu'au jugement du Christ. Il se fait enlever. Brennos et Alexandre préparent leur vengeance, avec une marionnette de serpent. Marcia vient voir le stoïcien Marc Aurèle pour lui donner le message de Lugdunum. [...] [...] Toutilla espère le voir après sa victoire mais elle reste seule avec son chagrin La fête de Rome et d'Auguste 257 A Lugdunum, le flamine se réjouit car pour les fêtes d'Auguste, on va offrir aux spectateurs, non pas un spectacle de gladiateurs, mais le martyre des chrétiens, dévorés par des lions. Sacrovir est très inquiet pour sa nièce et c'est alors qu'elle apparaît, quand on demande aux chrétiens s'ils sont prêts à se faire dévorer par les animaux sauvages dans l'arène. Aux martyres, certains parient sur les suppliciés. Zénodore et le diacre sont tués pendant que Toutilla décrit à Luna, les yeux fermés, les douleurs de ses frères qui les mèneront près de Dieu. C'est au tour des deux jeunes filles. [...]
Introduction 1 Outre les nombreuses légendes urbaines sur les catacombes, le film récent Catacombes » John Eric ... 2 Nous proposons le terme usager » des catacombes, tout en le distinguant de son emploi habituel d’ ... 1Sous les pieds des parisiens, en dessous des égouts et du métro, des individus investissent illégalement des kilomètres de galeries et de carrières pour la majorité situées en Rive gauche de la Seine. Les carrières souterraines de Paris appelées catacombes » sont des lieux qui posent de nombreuses questions d’ordre socio-anthropologique quant à l’imaginaire et aux pratiques sociales associés à un territoire. Dans les représentations collectives, ce sont des lieux chargés d’imaginaire morbide1 de marginaux, voire de déviants, des lieux mortuaires et donc inoccupés, inaccessibles et interdits au commun des mortels. Pourtant, pour les usagers2, ce sont de fait des lieux praticables et pratiqués au sein desquels ils produisent du sens, entretiennent des valeurs et un idéal commun. Cet idéal peut se résumer comme le partage d’un trésor », d’un territoire magique », sacralisé » qui doit rester entretenu et secret. Cet article vise à comprendre les formes d’organisation ritualisée des usagers des catacombes de Paris dits cataphiles » et leurs liens avec la perpétuation d’un espace hétérotopique au sens foucaldien. 2Après avoir dressé la singularité topographique des lieux à la fois historiques et contemporains traces modernes et esthétiques, des idéaux-types des cataphiles seront esquissés. Nous analyserons comment l’espace souterrain s’oppose objectivement et subjectivement phénoménologiquement à celui de la ville. Le concept foucaldien d’ hétérotopie » sera convoqué pour comprendre le caractère magique » et sacralisé » du lieu chez les pratiquants. Nous montrerons que l’organisation sociale des usagers des catacombes résulte du caractère hétérotopique une utopie vécue et localisée du lieu dont la pratique est clandestine. Dès lors, l’idéal se perpétue sur le mode d’une organisation sociale, comparable aux sociétés secrètes », fondée par l’initiation, sur le secret et sa conservation. La médiation de cette pratique est crainte par les protagonistes. Elle pourrait avoir pour conséquence l’intrusion de nouveaux venus qui ne respecteraient pas les codes sociaux d’usage et qui profaneraient les lieux. Par ailleurs, une sur-médiatisation des lieux pourrait entraîner la fermeture massive des entrées par les autorités. 3La méthodologie de cette recherche repose sur des observations participantes, ainsi que des entretiens in situ et à la surface avec des cataphiles. 14 entretiens semi-directifs ont été réalisés, retranscrits puis analysés. 9 entretiens ont eu lieu dans les catacombes et 5 à la surface. L’observation participante et la connaissance du territoire s’avèrent indispensables pour échanger avec les acteurs qui sont de prime abord méfiants vis-à-vis des néophytes. Cette situation du chercheur par rapport à l’entrée sur le terrain dans le cadre de pratiques illégales et secrètes est maintenant classique en sociologie, comme en témoigne la sociologie de la déviance Becker 1985. Des photographies personnellement prises, lors de descentes », permettent d’illustrer la singularité des lieux. Historique, topographie et sociabilité des lieux 3 Parmi les trois ossuaires, il y existe celui officiel » et légal qui se visite à Denfert-Rocherea ... 4 Sur un long couloir, chaque promotion de l’Ecole des mines de Paris réalise un graffiti. 4Les galeries souterraines de Paris sont des lieux avec une forte dimension historique Thomas 2015 qui remonte à la construction de Lutèce. À l’époque gallo-romaine, les roches de gypse et de calcaire sont utilisées pour construire la ville. Par la suite, sous l’Ancien Régime, l’importation des pierres et le recouvrement de la capitale feront oublier les carrières. C’est lors des problèmes d’affaissements au XVIIIe que les galeries vont devoir être entretenues. À partir de 1786, les carrières vont se transformer en ossuaires lorsque les cimetières seront saturés. Des millions d’ossements humains seront entreposés. Ainsi, les carrières parisiennes seront baptisées catacombes » littéralement parmi les tombes ». En réalité, les ossuaires ne représentent qu’une infime partie des galeries3. Les lieux abriteront au cours de l’histoire des brasseries, des champignonnières, ou bien encore serviront de cachettes pour les résistants pendant l’occupation allemande. Dès la fin des années 40, les étudiants de l’École des mines4, puis ceux de médecine y descendront. Un arrêté préfectoral du 2 novembre 1955 rendra l’accès aux galeries interdit. C’est particulièrement à partir des années 60 que les amateurs de catacombes y descendront. L’heure de gloire des souterrains sera dans les années 70 avec de nombreuses fêtes et concerts organisés. Cette occupation des lieux entraînera la fermeture massive des accès dans les années 80. Depuis, les catacombes sont devenues des lieux marginaux et les fêtes se raréfient. 5L’aspect historique des lieux est visible à travers de nombreuses traces plaques de rues et inscriptions latines cf. figure 1. Les plaques des rues rappellent les anciens noms des rues parisiennes qui pour beaucoup ont changé à la surface. Conjointement aux marques de l’Histoire, les catacombes sont marquées par des traces contemporaines, notamment artistiques. Les excursions dans les salles et les couloirs donnent à voir toutes sortes de productions esthétiques. Nous le verrons, il s’agit aussi de lieux contemporains où règne ce qui est communément appelé le street art ». Ce sont également des espaces aménagés de façon conviviale par les amateurs. Figure 1 Plaques de rues et inscriptions latines extrait de l’Ancien Testament taguées puis F. Dauphin6Topographiquement, les souterrains parisiens s’étendent sur plus de 300 kilomètres. Essentiellement, ce sont des couloirs plus ou moins réguliers et longs, bas de plafond et assez étroits. Se mouvoir nécessite de se baisser régulièrement. Quelquefois, il apparaît indispensable de ramper sur des petites parcelles et l’on peut se retrouver dans des passages inondés et cheminer dans l’eau. Arpenter le territoire à bonne allure est assez physique. L’expression de spéléologie urbaine » Lebreton & Héas 2007 rend bien compte de l’aspect sportif de cette activité. Ce labyrinthe est constitué de couloirs qui se croisent et qui conduisent parfois à des culs-de-sac accès muré, éboulement ou encore itinéraire non fini. Sans plan, il est aisé de se perdre. De fait, personne ne peut s’y aventurer seul sans avoir été initié auparavant. Pour le cataphile averti, il y a toujours une part d’exploration, de découverte de nouveaux accès et de nouveaux lieux. Ce côté aventureux va de pair avec un goût du risque modéré de se perdre. 7Les catacombes sont également constituées de salles » cf. figure 2, des espaces plus ou moins vastes. Les salles » sont particulièrement recherchées par les cataphiles. Elles constituent les espaces à visiter et sont le patrimoine des souterrains. Quelquefois, il est nécessaire de marcher longuement et de passer par des endroits peu confortables pour les atteindre. Leur difficile accessibilité leur confère un caractère secret et sacré, comme s’il s’agissait d’un trésor qu’il faut mériter. Les salles », sont généralement des lieux aménagés. Elles sont ornementées cf. figure 3 de graffitis, de fresques, de mosaïques murales, ou encore de sculptures et aménagées de bancs et de tables en pierre pour pouvoir se reposer, se restaurer et échanger. Les salles » portent des dénominations attribuées par les pratiquants dans un processus d’appropriation des lieux, à l’instar des pratiques artistiques et d’aménagement du lieu. Par exemple, il existe une salle dite du cinéma » ou soleil » qui contient des bancs de pierre en rangées et des graffitis d’icônes du cinéma, la plage » ou le sol est de sable et qui est ornée d’une longue fresque de vagues, le Bunker Allemand », la bibliothèque » avec quelques livres mis à disposition ou encore la salle des fleurs » avec des fleurs en plastique. À côté des formes d’art, une multitude de messages ornent les murs des catacombes, comme des tags et inscriptions humoristiques et/ou poétiques. Figure 2 Chatière d’entrée, couloir inondé et salle du cinéma. Source F. Dauphin Figure 3 Mosaïque murale, sculpture du minotaure, graffitis. Source F. Dauphin 8Il existe une manière de s’approprier et de rendre habitables » les salles », d’en faire des lieux conviviaux et de les préserver, de les nettoyer et de les consolider si besoin. L’art de bricoler va de la confection de mobilier en pierre jusqu’à la consolidation d’un mur. Toutes ces modifications de l’espace confèrent à l’usager le sentiment de participer à la mémoire du lieu. Ce sont de fait les cataphiles qui contribuent à rendre les lieux habitables » alors que l’Inspection Générale des Carrières IGC n’a pour mission que de contrôler et de consolider les sous-sols. Certaines salles sont laissées à l’abandon, avant d’être restaurées. Alors que les couloirs sont des lieux de passage, les salles constituent le creuset dans lequel se déploie la sociabilité des cataphiles, particulièrement les week-ends. Les catacombes sont pour les usagers des espaces pratiqués, de découverte, de déambulation, de performance sportive et parfois des lieux festifs. Les cataphiles » des pratiques et des profils divers 9Le caractère illégal du lieu ne rend pas aisées la mesure et la fréquence du phénomène. Si les usagers des catacombes se désignent eux-mêmes cataphiles », ils ne constituent pas un groupe homogène et n’ont généralement pas de disposition particulière pour les ossuaires ou pour la mort. C’est l’appétence pour la spéléologie urbaine » qui est le dénominateur commun de ce groupe. Ce goût est semblable à celui des explorateurs de lieux urbains peu communs et souvent illégaux appelé Urbex » contraction de urban exploration ». L’aventure et la découverte de nouveaux territoires et accès avec ou sans plan pour les plus experts sont le leitmotiv de ces aventuriers souterrains. Outre les explorations, les activités sont variées certains restaurent des salles quand d’autres expriment leur art graffitis, tags, mosaïques, sculptures, etc.. 10À partir de l’analyse de nos observations participantes et des entretiens semi-directifs menés avec les cataphiles, nous proposons une typologie des usagers par l’activité et la fréquence des descentes avec quatre idéaux-types l’usager néophyte », l’usager intermédiaire », l’expert » et l’expert contributeur » L’usager néophyte » ou occasionnel constitue la figure du touriste » qualifié comme tel par les cataphiles. Il est introduit et ne peut pas se trouver là par inadvertance. Il est totalement dépendant de son guide » qui connaît les normes, les manières de faire, les chemins et surtout la sortie. Le néophyte accorde totalement sa confiance envers son mentor » et ses compétences. La première descente » mêle excitation d’une expérience transgressive et hors norme mais aussi une certaine appréhension. L’expérience et les entretiens menés révèlent que l’entrée toujours étroite met rapidement dans l’ambiance. À l’instar des sociétés secrètes », les pratiquants observent une méfiance vis-à-vis de l’intrus qui doit faire profil bas » et rester très discret pendant la descente, le voyage puis la remontée. Le passage qui marque la coupure entre les deux mondes doit être extrêmement discret. Il est attendu par les initiés que le néophyte respecte les lieux, ne les dégrade pas et ramasse ses éventuels détritus. La règle d’or est la discrétion. L’usager du samedi soir pour une fête peut faire partie de cette catégorie. De même, selon un interviewé des usagers véritablement touristes payent pour la visite clandestine des catacombes. Parmi ces néophytes, seule une minorité va véritablement découvrir une appétence pour les lieux et souhaitera y retourner. L’usager intermédiaire » est initié par un expert » et plus généralement un groupe d’experts », partage la sociabilité cataphile et désir découvrir d’autres lieux. L’intégration commence par le don d’une carte ou plus précisément le lien web pour télécharger une carte fiable et des conseils sur l’équipement approprié. À ce stade, l’usager commence à connaître les lieux et à se repérer. Il n’est plus considéré comme un touriste et se sent lui-même initié. L’expert » maîtrise les plans, se promène parfois seul et peut emmener des néophytes. Il est souvent équipé casque, longues bottes, etc. L’expert connaît des pairs. L’attribution d’un pseudonyme marque symboliquement son appartenance au lieu et à la communauté. L’expert contributeur » peut être maçon » et ouvrir des accès à des salles ou même des stations de métro dites fantômes » Cenet 2013, consolider des murs, ou aménager une salle. L’expert contributeur peut également être artiste » réaliser des graffitis, mosaïques de céramique, statues, etc. Les organisateurs de soirées, de concerts ou de projections de films font partie de cette catégorie. Enfin, le contributeur peut être un frotteur ». C’est la terminologie employée pour désigner ceux qui restaurent des endroits considérés comme souillés par des tags. Les cataphiles gèrent eux-mêmes la remontée des déchets. Des opérations complexes de nettoyage qu’ils nomment cataclean » sont mises en place. Les membres se retrouvent via des tracs et/ou par le bouche-à-oreille pour nettoyer certains lieux. Il s’agit de remplir des sacs poubelles de déchets et de les remonter à la surface. Lors d’une intervention plus d’une centaine de sacs peuvent être remontés. La norme d’usage est que chaque usager gère ses déchets. Les contributeurs œuvrent donc à la propreté des lieux. Douglas 1992 a bien montré comment toute sacralité nécessite des rituels qui visent à organiser notre milieu et distinguer la pureté de l’impureté, l’ordre du désordre. 11Comme tous idéaux-types, les frontières entre les différentes catégories ne sont pas étanches. Des espaces autres », antagonistes à la ville 12En tant qu’espaces vécus et pratiqués, les catacombes sont des espaces autres ». Dans la conception de Foucault 1994 755, les utopies constituent des espaces qui sont fondamentalement essentiellement irréels ». À l’inverse, les hétérotopies sont des contre-emplacements, sortes d’utopies effectivement réalisées […] hors de tous les lieux, bien que pourtant ils soient effectivement localisables » Foucault 1994 755-756. Les catacombes sont des espaces hétérotopiques. 5 Quel que soit le climat à la surface, la température dans les catacombes stagne aux alentours de 15 ... 13L’environnement des catacombes est antagoniste à la surface de la capitale anonyme et de son rythme effréné et stimulant. Dans le territoire sacralisé par les praticiens, outre le climat diffèrent5, les perceptions – du temps, de l’espace clos, vaste et obscur, des sens en particulier le silence total, du corps que l’on entend – ainsi que le rapport aux autres que l’on ne peut pas ignorer sont opposés à ceux qui règnent à la surface de la capitale. Le caractère hétérotopique des catacombes va de pair avec ce qu’on pourrait appeler, par pure symétrie, des hétérochronies ; l’hétérotopie se met à fonctionner à plein lorsque les hommes se trouvent dans une sorte de rupture absolue avec leur temps traditionnel » Foucault 1994 759. Selon Lebreton et Héas 2007 346, dans ces espaces vécus, il existe une variation des rythmes biologiques, écologiques mais aussi sociaux des pratiquants » qui entraine des expériences modifiées » et un état affectif sensible, proche du domaine sacré ». Aller dans les catacombes constitue donc une véritable expérience extraordinaire, qui commence par une initiation. Il faut contrôler ses craintes et émotions devant des lieux parfois relativement inconfortables. Descendre » constitue une nouvelle expérience individuelle et sociale. Cette expérience est source d’enchantement pour les protagonistes qui considèrent les lieux comme des espaces vécus inédits. Certeau 1980 montre bien comment un lieu se transforme en espace dès lors qu’il est vécu dans un rapport affectif entre le familier et l’étranger. 14L’espace souterrain est difficile à définir dans la mesure où il n’est ni public, ni privé. Il est un territoire intime ». Si la surface est la scène » au sens goffmanien 1974, les sous-sols sont de l’ordre des coulisses », même s’il existe une mise en scène de l’identité cataphile. Pour ces derniers, ces lieux présentent un espace de liberté qui fonctionne en dehors des institutions normées, du statut et du rôle socioprofessionnel. Dans les années 80, une enquête ethnologique sur les cataphiles insistait sur la socialité inversée » par rapport à la surveillance normalisante de la surface » Glowczewski 1985 86. C’est particulièrement le rapport au travail qui semble être fui. L’expérience constitue une quête de sens dans le cadre d’un lieu autre qui permet également la construction d’une identité différente de celle de la surface. L’identité cataphile fait partie pour les protagonistes du processus de l’invention de soi » Kaufmann 2004. 15Dans ce territoire, la déconnexion aux technologies de l’information et de la communication est inévitable. La communication avec l’extérieur est impossible. Le téléphone mobile ne passe pas. On se retrouve donc injoignable. Selon les interviewés, la rupture de lien avec le monde extérieur renforce la manière de vivre le moment hic et nunc. La déconnexion devient en soi, une expérience pour les citadins hyper-connectés. Ce monde s’oppose là encore à l’hyper-modernité régnante à la surface. Ceci n’empêche pas de voir les cataphiles équipés avec des appareils photo, enceintes portatives pour écouter de la musique, ou même des ordinateurs et vidéoprojecteurs pour visionner un film collectivement. Une organisation sociale ritualisée autour du secret 16Plusieurs auteurs ont proposé l’expression de société secrète » pour définir les cataphiles Glowczewski, 1985, Lebreton & Héas, 2007. On peut définir une société secrète comme une organisation sociale qui maintient ses activités secrètes. Le secret trace une frontière invisible entre ceux qui en sont dépositaires et ceux qui en sont exclus. Dans le cas des catacombes, la frontière est marquée par un territoire entre le dedans et le dehors. Si l’on emploie l’expression de société secrète », ou bien celle de société fermée » Bryon-Portet 2011, pour qualifier les cataphiles, il faut préciser que l’organisation n’est ni religieuse, ni spirituelle, ni idéologique, ni politique. Elle n’est pas non plus une fraternité. La communauté cataphile constitue une organisation sociale avec des normes informelles, un langage et une connaissance commune d’un territoire et de son accès. La communauté » est invisible d’en haut et les membres se sentent dépositaires d’un secret. Simmel 1991 oppose la société secrète » à la société globale ». Selon lui, l’essence de la société secrète, en tant que telle, c’est l’autonomie » Simmel 1991 87. L’autonomie se forme avec des rituels qui marquent l’appartenance à ses semblables et la coupure avec les autres. La coupure entre la société globale et la société secrète, entre le dedans les pairs et le dehors les autres est manifeste tant topographiquement que socialement. 17Tardy souligne que l’entrée dans une société secrète modifie l’identité qui se construit par un processus de socialisation fondé sur l’initiation À l’image de l’entrée en religion, l’entrée en société secrète implique […] l’identité de l’individu. Pas seulement l’identité sociale, qui se reconnaît par le vêtement et par les pratiques quotidiennes, mais une identité plus profonde acquise par le biais d’une initiation Tardy, 2007 50. 18La sociabilité souterraine se distingue donc de la sociabilité de surface deux faces » Goffman, 1973 sont en jeu. Une identité est visible alors que l’autre est secrète. Les rites font partie de la socialisation des cataphiles sans pour autant être formalisés et donc institutionnalisés. Le rite initiatique, qui constitue comme l’a montré Van Gennep 1981 une variante des rites de passage, se fonde sur la discrétion et le respect de certaines valeurs, de règles et de savoir-vivre dans le but de perpétuer l’hétérotopie. 19Le rite d’initiation apparaît fondamental dans la carrière du cataphile. C’est habituellement l’appréciation de la première fois qui conditionnera ou non l’appétence pour les descentes » suivantes. Le baptême est généralement mêlé d’excitation et d’appréhension. La peur principale étant la claustrophobie particulièrement accentuée du fait que l’on ne peut pas entrer et ressortir aisément. L’accès est toujours très étroit il doit rester secret et invisible. Le passage entre les deux mondes doit demeurer secret. Il marque la coupure matérielle et symbolique de deux ambiances. Foucault 1994 760 souligne que les hétérotopies supposent toujours un système d’ouverture et de fermeture qui, à la fois, les isole et les rend pénétrables. En général, on n’accède pas à un emplacement hétérotopique comme dans un moulin ». On entre dans l’hétérotopie par des entrées ardues, comme par exemple des chatières cf. figure 1. L’acquisition d’un plan fait partie des rites d’intégration. Traditionnellement, dans la carrière du cataphile obtenir un plan est une intronisation car un initié accorde sa confiance à un impétrant au point de photocopier ou d’envoyer par courriel les plans. Avant la démocratisation de la photocopieuse dans les années 80, les cartes étaient recopiées à la main. Ce travail laborieux représentait donc un réel investissement. Particulièrement dans ces lieux, la carte n’est pas le territoire. Le territoire évolue sans cesse. Des entrées sont réouvertes d’autres sont refermées plaques soudées, murage dans un jeu du chat et de la souris avec les autorités l’Inspection Générale des Carrières. Une fois adoubé, le cataphile aura un pseudonyme qui l’identifiera comme un des leurs. Il ne s’agit évidemment pas que d’un simple surnom mais d’une identité d’un habitué des souterrains. Une identité totalement détachée de celle de la surface. Une fois intronisé, le membre pourra aussi être amené à participer à des opérations collectives de restauration de salles » ou de nettoyage. 20Les signes de reconnaissance sont théoriquement la particularité des sociétés secrètes. Pour les cataphiles, la reconnaissance se fait d’emblée par la présence dans les lieux secrets. Chacun se fait rapidement une idée de l’ancienneté de son interlocuteur dans le lieu et de sa connaissance du territoire. L’accoutrement et l’équipement le décor » de la façade » au sens de Goffman sont des signes de reconnaissance. Les formes de distinction des cataphiles et les pratiques de dissimulation existent donc mais la hiérarchie est informelle. Officiellement, il n’y a ni statut, ni rang, ni rite symbolique lors de l’initiation, pour la reconnaissance des pairs ainsi que pour le passage à un statut supérieur. A contrario des sociétés secrètes, il n’existe pas d’institutionnalisation des pratiques comme l’a décrit Petitat Le serment solennel, les menaces, l’apprentissage du silence durant l’initiation, la transmission orale de préférence à la transmission écrite, l’initiation lente, par étape, à travers une hiérarchie luxuriante de statuts, jusqu’au saint des saints de l’association, ces moyens dissuadent, préviennent, aguerrissent, soudent. Petitat, 1998 162. 21Néanmoins, le monde chthonien est élitiste, avec de multiples formes de sélections informelles. Les touristes » sont souvent rejetés. À l’image de la célèbre étude de Becker 1985 sur les outsiders dans laquelle il montre comment les musiciens de jazz usent de stratégies pour mettre à distance les caves ». 22Parallèlement aux rites de passage, les rites d’interaction sont fondés sur la perpétuation du secret. Simmel 1991 rappelle que tout secret est lié à une connaissance. Quand des cataphiles inconnus se rencontrent, la discussion oscille entre partage et secret. Néanmoins, Simmel 1991 remarque que la connaissance réciproque est indispensable aux interactions. Dans la communication, il se joue la capacité d’ouverture et de fermeture par rapport à l’autre. Simmel 1991 considère le secret comme une condition préalable de la communication, ce que l’on peut qualifier de dialectique entre savoir et non-savoir et entre dit et non-dit dans les interactions. Petitat 1998 161 écrit que selon Simmel le secret génère une double fascination celle de la conservation et celle de la révélation ». De cette fascination, pour les protagonistes, il s’agit de préserver sa face Goffman, 1973 et celle de l’autre. Il ne faut pas discourir sur les entrées et ou sorties. Chacun doit se débrouiller. Avouer être perdu serait honteux. Les rites d’interaction des cataphiles, visent à garder le secret des lieux et maintenir la face devant ses pairs. La communication se situe donc entre le voilement et le dévoilement. 23Lors des différents rituels, la règle prépondérante est de conserver les connaissances acquises comme des secrets. On comprend dès lors que la transmission de la carte des souterrains est primordiale dans l’initiation du nouvel explorateur. Paradoxalement, les plans se trouvent partiellement sur certains forums Internet mais selon les experts de manière erronée. Ceci peut être aussi dit afin de décourager les curieux qui pourraient trouver rapidement les plans via le web. Il faut noter qu’afin de conserver les lieux le plus secrètement possible, les entrées ou sorties ne sont pas mentionnées. De même sur les forums peu d’informations précises sont disséminées. L’information et la communication entre les cataphiles passent par le bouche-à-oreille et les tracs déposés dans les salles, donc accessibles uniquement par les pairs. Les tracs permettent essentiellement d’annoncer un évènement soirées, opérations de nettoyage, de défendre des valeurs communes ou de faire rire par des messages humoristiques. 24L’auto-organisation de la communauté génère également des conflits sur la conception du territoire et sans doute dans la manière de vivre l’hétérotopie. La cohabitation des traces historiques et des traces liées aux productions esthétiques génère des rivalités. Certains amateurs de la dimension authentique des souterrains s’opposent aux tags lorsqu’ils estiment qu’ils sont situés sur ou à proximité d’espaces ayant une valeur séculaire et constituant un trésor à protéger. Des cataphiles protecteurs des lieux, appelés les frotteurs », s’organisent en équipe pour nettoyer les tags. 25Conclusion 26L’interaction et la communication des cataphiles sont structurées autour du secret. La comparaison de la communauté avec une société secrète » nous semble dès lors appropriée. Le but est avant tout de perpétuer un espace hétérotopique où le dénominateur commun de cette communauté est la sacralité d’un lieu vécu, différent de celui de la surface. L’expérience phénoménologique transforme le lieu historique en espace pratiqué. L’identité des profondeurs » apparaît différente de l’identité de surface. La construction identitaire se fonde par un processus de socialisation qui s’effectue par des rituels informels. Un apprentissage d’un savoir-faire, d’un savoir être et d’un non faire savoir s’opère. Cet apprentissage constitue un secret qui soude la communauté dans un esprit de groupe. La perpétuation du secret partagé et l’autogestion sont le ciment de ce groupe.
le serment des catacombes résumé par chapitre