devant qui la femme peut enlever son voile
Ilarrive que dans certains pays, les femmes musulmanes puissent être forcées à enlever leur voile et de laisser leurs têtes découvertes. Est-ce qu'il leur est permis de faire cela,
Lasonnerie retentit de nouveau. Il s'agit cette fois d'une femme qui s'interroge pour savoir si elle peut - entre autres - travailler et, si c'est le cas, si elle peut le faire en retirant son
Découvredes vidéos courtes en rapport avec devant qui peut on enlever le voile sur TikTok. Regarde du contenu populaire des créateurs suivants : Redazere(@redazere),
Levoile de la femme musulmane. 14 likes · 1 talking about this. Personal blog
Indignationdevant les photos d’une femme voilée contrôlée sur la plage à Nice. La scène a ému des internautes et la presse internationale, Christian Estrosi annonce qu’il a « porté
Rencontres Professionnelles De La Piscine Publique. Le 11 avril, cet internaute a tweeté ce message dans lequel il dit qu'une amie ingénieure en neurosciences Âvient de se faire proposer un poste de femme de ménage par le Pôle emploi à cause de son voile». Une amie ingénieur en neurosciences vient de se faire proposer un poste de femme de ménage par le pôle emploi à cause de son voile... WTF 1043 AM - 11 Apr 2017 Il a également posté une capture écran d'un échange avec celle-ci dans laquelle on peut lire ÂIl le conseiller, ndlr m'a sérieusement conseillé de faire femme de ménage ou auxiliaire de vie, que c'est ce qui pourrait le mieux correspondre à mes Son tweet initial a été partagé plus de fois. ÂJe suis inscrite à Pôle emploi depuis août 2016», indique la jeune femme en question, que BuzzFeed News a pu contacter. Elle souhaite que son anonymat soit préservé Âpour ne pas avoir d’ennuis» avec Pôle emploi. Cette femme de 27 ans explique avoir un master en neurosciences, et trois ans d’expérience en tant qu’Âélectrophysiologiste dans une entreprise qui faisait des essais cliniques sur les rongeurs pour des boÃtes de pharma et de biotechnologies». Elle dit que c’était son deuxième entretien à Pôle emploi, et c'était la première fois qu’elle voyait ce conseiller. ÂLors de ce rendez-vous du 11 avril, je lui ai parlé de mon projet de reprendre mes études mais dans une branche plus médicale. Je lui ai dit que mon dossier a été déposé et qu'il fallait attendre une réponse pour savoir si j'étais sélectionnée ou La jeune femme dit qu’ils ont ensuite discuté d’un plan B, dans le cas où son dossier serait rejeté et que le conseiller lui a demandé si la branche dans laquelle elle était l’'intéressait toujours. ÂJe lui ai répondu que oui, mais que, dans la région, seule mon ancienne boite est dans mon domaine, qui est très spécifique. Et que du coup j'étais ouverte à des formations, soit pour étayer mes compétences, soit pour songer à une reconversion professionnelle. J’ai précisé que je ne comptais pas enlever mon voile pour travailler et que jusque maintenant ça n'avait jamais posé de problème. Il m'a dit que c'était compliqué, que c’était un frein que je me mettais, que ce serait bien plus facile de trouver du travail en l'enlevant. Je lui ai dit que, peut être, dans l'informatique il y aurait matière à travailler avec mon voile sans que cela pose de problème car c'est le cas de ma cousine qui est ingénieure en informatique. Il m'a répondu que par rapport à mon profil et aux offres d'emplois actuels, je pourrais songer à faire femme de ménage ou auxiliaire de vie. Que c'était ce que la plupart des femmes qui portent le voile et qui passent par Pôle emploi faisaient. Ou à la limite essayer de chercher en tant que téléopé Devant le refus de la jeune femme, le conseiller lui aurait alors recommandé Âde voir avec des associations musulmanes, du bouche à oreille, de me faire des contacts et essayer de trouver un travail de cette façon». ÂIl a ensuite ouvert mon CV et m'a dit que c'était dommage que je n'étais pas mobile car à l'étranger mon CV aurait eu du succè ÂLe plus triste, c'est que je pense que ce conseiller pensait bien faire», commente-t-elle. ÂJe ne pense pas que ce conseiller était raciste, même si je ne peux juger de ses intentions, mais il avait l'air bienveillant. Je pense que la "barrière" qu'il m'a mis, elle était déjà dans sa tête. Pour lui ce n'est pas choquant, c'est juste évident “les métiers de l'aide à la personne sont ceux qui recrutent le plus en ce moment dans la région, ils prennent les femmes voilées, j'en ai une devant moi, donc je lui proposeâ€Â».La chercheuse d’emploi raconte que, sur le coup, la situation l’a amusée Âcar juste avant, pour plaisanter, je disais justement à un ami que j'allais à Pôle emploi et qu'on allait sûrement me proposer un travail de femme de mé ÂMais après, en sortant, je me suis sentie mal, poursuit-elle. Si je ne portais pas le voile, je pense qu'il n'aurait jamais osé me proposer ces postes. J’étais vraiment choqué ÂJ’avais l'impression d'être dans une parodie tellement c'est "énorme". Je vais à Pôle emploi avec un master en neurosciences, trois ans d'expérience et on me propose "femme de ménage" et "auxiliaire de vie". On n’aurait jamais proposé ça à un homme avec le même précise que son voile n’a jamais posé de problème lors de son précédent posteÂIls m'ont pris avec et la raison de mon licenciement n'a rien à voir avec ça. Lors de l'entretien, le directeur avait été clair sur le fait que ça ne le dérangeait pas et que, si quelqu'un me dérangeait avec ça, il se chargerait lui-même de régler le problème. Et il n'y a jamais eu de problème avec les collègues non plus. Au contraire, la plupart ne connaissaient pas de femmes voilées et ils ont pu poser toutes les questions que l'on ne peut pas poser à des inconnues dans la rue. On faisait même du sport ÂMon voile c’est un signe religieux mais c’est aussi une partie de moi-même et je pense que j’ai le droit de me vêtir de la façon que je veux, tout simplement», appuie-t-elle. Pôle emploi a tenté de contacter la jeune femme en répondant à physicien007. physicien007 physicien007 Bonjour, nous avons vu votre message et nous souhaiterions en savoir plus. Pouvez-vous… Tue Apr 11 123808 UTC+0000 2017 ÂNous sommes étonnés mais on ne peut qu’écouter quand on voit ce genre de remontées sur Twitter», a indiqué Pôle emploi à BuzzFeed News. Et la responsable de communication de détailler ÂOn a pu lui dire qu’on était désolés de cette expérience. On ne peut pas aller plus loin dans l’enquête car on ne sait pas de quelle agence il s’agit mais on comprend qu’elle ne veuille pas lever son anonymat. Nous allons faire remonter au niveau de la direction pour expliquer qu’il y a eu cette dit n'avoir Âjamais été confrontée à cette situation» auparavant. ÂC’est la première fois que je vois ce type de remontées via les réseaux sociaux. À Pôle emploi, on condamne toutes les formes de discriminations. Nos agents sont sensibilisés à la question de la discrimination. On a vraiment une démarche pour favoriser l'accès à l’emploi à tous. Par exemple, on travaille sur des méthodes de recrutements par simulation avec les entreprises qui sont ouvertes à tous et qui sont uniquement basées sur les compé
Une femme voilée a été priée, lors d'une représentation à l'Opéra Bastille, de quitter les lieux, sa tenue importunant certains des artistes. Quelques jours après le coup de gueule de Nadine Morano sur Facebook, où elle s’indignait contre une femme portant le niqab dans la Gare de l’Est, une nouvelle affaire autour du voile intégral fait l’actualité. Le 3 octobre dernier, lors d’une représentation de la Traviata à l’Opéra Bastille de Paris, une femme originaire d’un pays du Golfe portant un niqab s’est vue demander de quitter les lieux lors de l’entracte. Venue assister avec son mari au spectacle, elle se trouvait dans les premiers rangs de la salle, juste derrière le chef d’orchestre » d’après les informations du Nouvel deux actes, des choristes ayant repéré la spectatrice portant un voile clair couvrant son visage à l’exception de ses yeux, ont indiqué ne pas vouloir poursuivre le spectacle ». Le personnel de l’Opéra aurait alors demandé à cette femme de se dévoiler ou de sortir de l’établissement. Refusant d'enlever son voile, la femme et son mari auraient alors quitté les que dit la loiDepuis 2010, la loi n° 2010-1192 du 11 octobre le stipule clairement Nul ne peut, dans l'espace public, porter une tenue destinée à dissimuler son visage ». Les femmes cachant leur visage sous un voile religieux comme un niqab ou une burqa sont ainsi passibles d’une amende d’un montant maximum de 150 euros et/ou d’une obligation de participer à un stage de la mise en application de la loi reste stricte, et seules les forces de la police ou de la gendarmerie nationales peuvent constater l'infraction ». Le personnel de l’Opéra aurait donc dû faire appel à l’une de ces deux entités pour régler la situation. L'Opéra est complètement en tort, on ne peut pas exclure manu militari un spectateur parce qu'il nous incommode ... Si les choristes étaient indisposés par sa présence, ils auraient dû appeler la police ! » dénonce pour sa part maître Eolas cité par Mertonews.
Athlète voilée, Manal Rostom défend les musulmanes qui choisissent de porter le voile Discussion Par James O'Hagan • Mise à jour 09/09/2020 euronews_icons_loading euronews Manal Rostom est une athlète et militante égyptienne. Son nom est associé à une série de premières dont celle d'être la première Égyptienne à avoir bouclé cinq des six grands marathons mondiaux ou encore le fait d'avoir gravi quelques-uns des plus hauts sommets de la planète, du Mont Blanc au Kilimandjaro. Mais ces épreuves d'endurance ne sont pas les seuls défis qu'elle a dû relever. Elle a été discriminée en raison de sa décision de porter le voile. Ce qui l'a amenée à créer un groupe sur les réseaux sociaux "Surviving Hijab" qui compte aujourd'hui près d'un million de O'Hagan, euronews "Qu'est-ce que le hijab ? Et que représente-t-il pour vous ?"Manal Rostom, militante et athlète égyptienne "C'est obligatoire pour exercer le culte. Quand je dis "obligatoire", je veux dire que dès qu'une jeune fille atteint la puberté, elle doit porter le voile. Mais nous disons aussi qu'il ne doit pas y avoir de contrainte dans la religion, donc il ne faut pas forcer les petites filles à le porter. Contrairement à ce que l'on croit souvent pour des raisons culturelles ou sociales, il y a certes des parents ou des régions du monde, des pays qui imposent aux femmes le port du voile et donc immédiatement, cela donne l'idée que les femmes voilées sont opprimées parce qu'on les a forcées à se couvrir, mais personnellement, on ne m'a jamais forcée à porter le voile et de nombreuses femmes que je connais sont dans le même suis Égyptienne, je suis née et j'ai grandi au Koweït. J'ai étudié dans une école britannique. Donc je fais partie de ceux qu'on appelle "les enfants de troisième culture" [ndlr qui n'ont pas celle de leurs parents, ni celle du pays où ils grandissent] qui sont sans arrêt confrontés à des crises d'identité. Est-ce que je suis Égyptienne, occidentale, koweïtienne ? Je suis de quelle culture ? J'ai grandi avec cette idée et avec les stéréotypes qui sont associées aux femmes musulmanes par exemple, on se dit que si elles portent le hijab, c'est probablement qu'on ne peut pas les approcher, qu'elles n'ont pas fait d'études, qu'elles sont ennuyeuses ou pas cool... Et en réalité, j'ai grandi en détestant cette vision des décidé de commencer à porter le voile le 7 avril 2001, j'ai choqué tout le monde. Quand j'ai pris cette décision, je suis allée voir mon père et je lui ai dit que j'avais décidé de le porter."James O'Hagan "A-t-il été surpris lui aussi ?"Manal Rostom "Il a été très surpris. Et il désapprouvait totalement le fait que je porte le voile.""J'ai eu l'impression que mon identité m'était dictée par la société"James O'Hagan "Pourquoi était-il contre cette idée ?"Manal Rostom "Il disait "Comment est-ce que tu vas faire du sport, aller courir ?" À cette époque, à l'âge de 21 ans, il n'y avait personne qui me ressemblait qui faisait des choses extraordinaires et que j'aurais pu prendre en atteint un point de rupture en 2014, j'ai voulu arrêter de porter le voile. Il y a eu tous ces incidents quand on a dit "Les burkinis ne sont pas autorisés dans cette piscine ou "Le voile est interdit ici" ou encore quand on veut aller voir un match de foot avec des amis... À ce moment-là, je me suis dit que je ne voulais plus le porter. J'ai eu l'impression que mon identité m'était finalement dictée par la société parce qu'elle me bannissait ici ou là tout comme les autres femmes j'ai réalisé que je ne voulais pas suivre le mouvement. J'ai eu soudain l'idée de créer une communauté, une plateforme sur Facebook, un groupe que j'ai appelé "Surviving Hijab". J'ai inscrit 80 jeunes femmes une par une, j'ai créé un groupe privé et j'y ai ouvert mon cœur. D'ailleurs, le texte de présentation est toujours sur la page. Il y a écrit "Salut les filles, c'est la pression de la société qui nous fait enlever notre voile aujourd'hui." Et c'est vraiment quelque chose qui existe.""Soutenir les femmes qui veulent vivre leur foi comme elles le souhaitent"James O'Hagan "Qu'en est-il de celles qui ont décidé, sans pression de la société, de ne plus le porter. Quel message voulez-vous leur faire passer ?"Manal Rostom "Enlever le hijab, cela peut signifier un changement profond. Il se peut que vous vous disiez que le voile ne fait plus partie de votre identité. Une fille qui ne veut pas le porter et qui fait de bonnes actions peut être considérée par Dieu comme une meilleure musulmane que moi. Donc ce n'est pas à moi de juger. Mais le message que je veux transmettre à ces femmes, c'est "Venez nous rejoindre au sein de "Surviving Hijab" et regardez le genre de choses qu'on fait. Vous n'êtes pas obligée d'être musulmane ou de porter le voile pour nous rejoindre. Vous devez seulement avoir envie de soutenir les femmes qui veulent vivre leur foi comme elles le souhaitent, et ce même si vous nous rejoignez juste pour vous informer. Il y a des filles qui me contactent via "Surviving Hijab" et qui me posent cette question cruciale elles me disent "J'ai 17 ou 19 ans, je suis championne de basket, on est en finale, mais ils ne me laissent pas jouer parce que j'ai un voile. Est-ce que je dois l'enlever ou arrêter le sport ?"James O'Hagan "Que leur répondez-vous ?"Manal Rostom "Ce que je leur dis, c'est qu'il faut que vous continuiez à vous battre pour obtenir le droit de jouer en portant votre voile. Donc je ne dirais pas à cette jeune fille d'arrêter le sport et je ne lui dirais pas non plus d'enlever son voile parce qu'aucune de ces options n'est la bonne. J'essaie juste de changer la perception des gens sur qui sont les femmes voilées.""Je suis devenue la première athlète portant un hijab à apparaître dans une campagne de cette marque au Moyen-Orient"James O'Hagan "Et donc cela passe en grande partie par votre collaboration avec cette grande marque de sport."Manal Rostom "Exactement."James O'Hagan "Comment cela a-t-il démarré ?"Manal Rostom "J'ai envoyé un mail à un coach personnel qui représente la marque au Moyen-Orient il s'appelle Tom Woolfe. Dans mon message, je lui ai mis le lien vers notre groupe. Et je lui ai écrit "Il n'y a pas de représentation musulmane de cette grande marque, ne serait-il pas temps de répondre à nos besoins à nous, les femmes ?" Le lendemain, je recevais une réponse du Coach Tom, il me disait que c'était une super idée et me demandait quand on pouvait se rencontrer. Pour moi, à ce moment-là, c'est comme si on m'avait donné un immense l'espace de quelques semaines, je suis devenue la première athlète portant un hijab à apparaître dans une campagne de cette marque au Moyen-Orient. Et ils avaient effectivement fabriqué un voile respirable et qui sèche vite. J'ai donné mon visage à ce produit dans le monde entier, pas uniquement au Moyen-Orient."James O'Hagan "En Belgique récemment, le voile a été interdit dans certaines universités. Ce qui a provoqué des manifestations et la création d'un mouvement sur place..."Manal Rostom "Les femmes qui portent le voile ont réagi. La Belgique dit "Si vous portez le voile, vous ne pouvez pas fréquenter notre université." Pour moi, ça n'a pas de sens. Les femmes devraient être autorisées à faire des études quelle que soit leur religion. Il y a encore un manque de connaissance sur ce qu'est le voile. Ce n'est pas un symbole, cela répond à un code vestimentaire.""Il y a un grand besoin d'éducation au sujet du voile"James O'Hagan "Évidemment, cela suscite de l'opposition. Vous faites d'ailleurs face à de nombreuses critiques depuis que vous avez commencé à militer. Que vous reproche-t-on et comment réagissez-vous à cela ?"Manal Rostom "Au sein de la communauté musulmane, il y en a qui disent "Manal ne nous représente pas, le code vestimentaire qu'elle a n'est même pas musulman, elle dégrade l'image de la femme musulmane à travers le monde, elle fait ça pour être célèbre." Et puis, d'un autre côté, il y a les Occidentaux qui disent que le voile est un signe d'oppression, que je soutiens l'oppression des femmes. Vous voyez, c'est exactement pour cela que je crois qu'il y a un grand besoin d'éducation. Le voile, ce n'est pas de l'oppression. C'est la société qui nous opprime en nous interdisant de le porter. Les gens ne sont pas dans une démarche d'apprendre ce que le voile représente et de savoir pourquoi et comment on le porte, pourquoi il faudrait nous autoriser à le porter."James O'Hagan "Je voudrais terminer en parlant de votre plateforme "Surviving Hijab". Vous avez fait quelques sorties et l'une d'elles, c'était au camp de base de l'Everest. J'aimerais que vous nous en parliez."Manal Rostom "Je voulais emmener des femmes au camp de base de la plus haute montagne du monde, l'Everest. Et le message que je voulais faire passer, c'était "Que l'on soit musulmane ou non, voilée ou non, que l'on ait la peau noire ou blanche, on exprime toutes ensemble notre soutien aux femmes qui veulent exercer leur foi comme elles l'entendent."
Ce dimanche 24 octobre, sur RTL, Eric Zemmour a réitéré son opposition au port de signes religieux ostensibles dans l'espace public. Dans les rues de Drancy, et filmé par CNews, le lendemain, il a échangé avec une femme voilée qui a retiré son foulard."Je ne serais pas président des femmes voilées". C'est ce qu'a assuré Eric Zemmour au micro de RTL ce dimanche, tout en rappelant que pour lui, dans l'espace public, il ne devait pas y avoir "de signes religieux ostentatoires, c'est tout". Ce 25 octobre, alors que Jean-Marc Morandini l'interviewait sur CNews, pendant une émission spéciale tournée en Seine-Saint-Denis où il a grandi, le polémiste a rencontré une femme cours de leur échange en pleine rue, à Drancy, cette dernière lui a demandé "Respectez la femme que je suis, non pas le foulard que je porte. Juste la femme que je suis". Éric Zemmour lui a alors demandé d’enlever son voile en direct. Celle-ci lui a rétorqué "Enlevez votre cravate, j’enlève mon voile". Chiche, lui a-t-il qu'il s’exécutait, Eric Zemmour a expliqué face caméra "je signale que la cravate n'est pas un élément religieux, et que donc elle ne signale rien de la religion". Et d'ajouter "j'attends toujours que vous enleviez votre foulard !"En face, la femme voilée, qui n'a pas reculé, lui a assuré "le foulard c'est la foi, c'est ce qu'on porte en nous ... tissu ou pas tissu, c'est le respect que l'on cherche. Je choisis de le porter, je choisis de le retirer, on ne va rien m'imposer, que ce soit vous ou quelqu'un d'autre. Je décide de l'enlever".Une fois la tête découverte, Eric Zemmour, satisfait a félicité cette femme "Et ben vous voyez là vous respectez la laïcité". Et celle-ci de lui confier "Vous me voyez, vous avez juste vu mes cheveux en plus, sinon c'est la même personne en face de vous, je n'ai pas changé monsieur Zemmour"... sans vraiment le convaincre. Une séquence qui devrait faire le buzz...
Justice Des salariés en contact avec la clientèle peuvent se voir interdire de porter des signes religieux, si cette règle émane d'un règlement intérieur ou d'une note de service. Une entreprise peut interdire à ses salariés en contact avec la clientèle de porter des signes religieux. Cette interdiction ne peut résulter d'un simple ordre oral, et doit être inscrite dans un règlement intérieur ou une note de service. © FRANK MAY / picture alliance / Picture-Alliance/AFP/FRANK MAY La Cour de cassation vient de préciser les contours d'un débat brûlant. Dans un arrêt rendu mercredi 22 novembre 2017, et deux ans après avoir saisi la Cour de justice de l'Union européenne CJUE d'une question préjudicielle, elle précise les contours de la clause de neutralité en entreprise, une disposition créée par la loi El Khomri en 2016. Un employeur peut désormais édicter un règlement intérieur ou une note de service prévoyant que les salariés n'ont pas le droit de porter des signes religieux ou politiques sur leur lieu de travail. Deux conditions sont toutefois posées par la Cour de cassation. La première est que cette clause doit être indifférenciée ». Cela signifie que ne peut être visé qu'un seul culte ou une seule religion. Un chef d'entreprise n'aura, par exemple, pas le droit d'interdire les seuls voiles dans sa société, et ce, afin de ne pas stigmatiser certains employés et d'éviter certaines mesures discriminantes. La deuxième condition est que cette règle ne peut s'appliquer qu'aux salariés en contact avec la clientèle. Pas de licenciement possible avant d'avoir examiné un possible reclassement Un autre garde-fou a été instauré par la Cour de cassation. Si une salariée refuse d'ôter son voile islamique – les cas qui concernent la religion musulmane sont les plus courants devant les tribunaux –, le chef d'entreprise ne peut pas prendre immédiatement une mesure de licenciement. Il doit d'abord vérifier qu'une autre solution qui n'entraînerait pas une charge supplémentaire pour la société n'est pas possible, comme un reclassement par exemple. Dans le cas examiné par les magistrats de la chambre sociale de la Cour de cassation, il s'agissait d'une salariée voilée, Asma B., embauchée par une société de conseil en 2008. Asma avait fait l'objet d'un licenciement pour faute pour avoir refusé d'enlever son voile lorsqu'elle intervenait chez les clients. La salariée avait saisi les prud'hommes, estimant qu'il s'agissait d'une mesure discriminatoire en raison de ses convictions religieuses. Le voile gênait » les collaborateurs de l'entreprise, selon le patron L'employeur a fait valoir que c'est un client qui lui avait demandé qu'Asma intervienne sans voile et que la salariée était tout à fait autorisée à garder son voile lorsqu'elle était au bureau. Le patron considère que cette mesure prohibitive visait à sauvegarder les intérêts de l'entreprise ». Il précise que le voile gênait » certains collaborateurs de l'entreprise et qu'Asma s'était d'abord présentée sans voile lors de son stage, puis les cheveux noués par un bandana, puis enfin cachés sous un voile. Plusieurs avertissements lui avaient été adressés les mois précédant son licenciement. Le conseil des prud'hommes puis la cour d'appel de Paris ont rejeté les demandes de la salariée, relevant qu'une entreprise devait tenir compte de la diversité des clients et de leurs convictions, et qu'elle pouvait donc, sous certaines conditions, imposer aux employés en contact avec la clientèle une obligation de discrétion qui respecte les convictions de chacun ». Mais la Cour de cassation, s'appuyant sur la jurisprudence de la Cour de justice de l'Union européenne de mars 2017, en a décidé autrement. Estimant que le souhait du client d'Asma de ne plus la voir voilée ne pouvait être considéré comme une exigence professionnelle essentielle et déterminante » ouvrant la voie à un licenciement en cas de refus d'ôter le voile. Et surtout, que l'ordre donné à Asma d'enlever son voile islamique était purement oral et ne résultait pas d'un règlement intérieur ou d'une note de service. La mesure est donc considérée comme discriminante. LIRE AUSSI. Denis Maillard Il faut neutraliser les religions dans l'entreprise ! » Je m'abonne Tous les contenus du Point en illimité Vous lisez actuellement Les conditions à l'interdiction du voile en entreprise 26 Commentaires Commenter Vous ne pouvez plus réagir aux articles suite à la soumission de contributions ne répondant pas à la charte de modération du Point. Vous ne pouvez plus réagir aux articles suite à la soumission de contributions ne répondant pas à la charte de modération du Point.
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