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Lagenda des concerts à Erdeven présente les dates de concert au Coota bar pour aujourd'hui, cette semaine et tout au long de la saison culturelle 2022 et 2023.. Parcourez le programme musical des salles de concert à Erdeven en août, en septembre ou encore en octobre 2022.. Retrouvez des événements dédiés à la musique qui font partie des dates culturelles pour sortir
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Rencontres Professionnelles De La Piscine Publique. Les reliefs du territoire Haut-Jura Arcade sont propices à se percher sur de fabuleux belvédères, accessibles à pied avec, pour certains, la possibilité de s’approcher en voiture. Pas moins de 20 points de vue sont recensés sur le territoire, avec des chemins balisés. Citons par exemple le belvédère de la Roche Bernard, à Bellefontaine, l’un des plus spectaculaires car il offre une vue bigarrée, faite du bleu profond des lacs, des nuances de vert des pâturages et forêts, et du roux des tourbières. Ou encore le belvédère de Lézat, avec une vue saisissante sur les gorges de la Bienne, véritable faille qui semble avaler » les reliefs environnants. Belvédère de la Roche Bernard © Jack Carrot/Jura Tourisme Lac de Bellefontaine depuis le belvédère de la roche Champion © Jack Carrot/Jura Tourisme En parcourant la Haute Vallée de la BienneEmpruntez l’itinéraire de randonnée des Trois Roches surplombant Morez, offrant des vues étonnantes sur la ville depuis les Belvédères de la Roche au Dade et du Béchet. Sur l’autre versant, à la Roche Brûlée, tendez l’oreille, deux ambiances sonores à découvrir…Depuis le Balcon des Crottes à Morbier, un panorama complètement dégagé s’offre à vous, dévoilant Morez et les gorges de la Bienne qui se resserrent et s’étirent d’un bout à l’autre de la ville. Remarquez sur votre droite, la Maison Lamartine et sur votre gauche, la ligne ferroviaire des Hirondelles à flanc de falaises. Le belvédère de la Corbière, surplombe la vallée où la Bienne s’écoule 400 m en contrebas. Observez les couches géologiques des gorges et les prairies autour des villages de Villard sur Bienne et La au belvédère de Lézat, il offre une vue saisissante sur les gorges de la Bienne et au loin les crêtes du Jura La Dôle, le Mont Rond, le Crêt de la Neige… Jusqu’aux Lacs de Bellefontaine et la Forêt du Risoux…Une des plus belles randonnées du Haut-Jura… A cheval sur la France et la Suisse, vous découvrirez des panoramas exceptionnels depuis la Roche Bernard et la Roche Champion, sur le plateau des lacs, la forêt du Mont Noir et la vallée de la Bienne. Les deux lacs, de Bellefontaine et des Mortes, reflètent le ciel et viennent trancher nettement sur le fond vert clair des pâturages. Ce paysage est aussi à découvrir l’hiver offrant un panorama saisissant sur les lacs gelés. Belvédère de la corbière © Benjamin Becker/Jura Tourisme Vue depuis la Roche Devant © Jack Carrot / Haut-Jura Arcade Le belvédère de Roche Devant une ambiance presque méridionale avec ses roches affleurantes, sa pelouse sèche et une exposition plus longue au soleil. Il offre un point de vue sur le plateau et la forêt du Risoux, situés en face, ainsi qu’une vision transversale de la vallée de Bellefontaine depuis le village jusqu’à la cluse de Morez, en passant par les gorges de l’Évalude. Carte des belvédères du Haut-Jura Arcade Vous allez aimer aussi
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Résumé Index Plan Texte Notes Citation Auteur Résumé Puisant l’information dans quelques grands journaux européens réputés sérieux, la presse étrangère ici son échantillon francophone commenta la Révolution au prisme de préoccupations locales et la presse française en analysa les répercussions extérieures à l’aune des espoirs ou des craintes d’une révolution universelle menée par la patrie des Droits de l’Homme. Facteur d’incompréhension, ce double jeu de miroirs engendra des réactions nationales dont la quasi disparition de la presse francophone en 1792-1794 fut l’un des principaux effets à l’ de page Entrées d’index Haut de page Texte intégral 1 H. Gough, The Newspaper Press in the French Revolution, Londres, 1988 et J. Sgard dir., Dictionn ... 2 C. Labrosse & P. Rétat, Naissance du journal révolutionnaire. 1789, Lyon, 1989. 3 R. Leenaerts, La presse périodique en Belgique. Sources pour l’histoire de la presse périodique en ... 4 R. Moulinas, L’imprimerie, la librairie et la presse à Avignon au xviiie siècle, Grenoble, 19 ... 5 P. Rétat, Les journaux de 1789-Bibliographie critique, Paris, 1988. J. Lojek, Les journaux polonai ... 1Il existe en France au début de 1789 une trentaine de journaux nationaux dont 3 seulement d’information politique, les autres étant spécialisés commerce, médecine, musique, etc., et en province 47 feuilles qui depuis les années 1770 ajoutent aux annonces des rubriques variées arts, lettres, sciences, inventions, économie à l’exception de nouvelles politiques 1. Au cours de l’année, environ 200 titres nouveaux sont lancés, pour les trois quarts à Paris 2. La Révolution de 1789 a été aussi celle de la presse, en France et en Belgique où une quinzaine de journaux nouveaux à la fin de 1789 et d’autres encore en 1790 viennent s’ajouter à ceux qu’on y publiait déjà une dizaine de titres destinée à la population ou aux élites francophones ainsi qu’au proche marché français 3. Il existait en effet depuis le xviie siècle une presse étrangère en français qui pénétrait dans le royaume sous l’Ancien Régime vers une clientèle désireuse de lire autre chose que les journaux officiels et très contrôlés ; c’était par exemple le Journal général de l’Europe à Liège 1785, le Journal Encyclopédique à Bouillon ou la Gazette des Pays-Bas à Bruxelles depuis 1649 aux Pays-Bas, plus loin les Gazettes d’Amsterdam, de Leyde, de Cologne 1734 et des Deux-Ponts 1770, ou encore, dans l’enclave pontificale, le Courrier d’Avignon 1733 qui se vendait à 6 000 exemplaires en mai 1789 4. D’autres feuilles avaient également fleuri dans une Europe où le français était la langue internationale de la culture, tels la Gazette Littéraire de Berlin 1764 et un Journal de Musique pour le clavecin ou piano-forte à Saint-Pétersbourg 1785 5. 6 J. D. Popkin, News and Politics in the Age of Revolution Jean Luzac’s Gazette de Leyde », Corn ... 2Avec l’explosion de journaux en France et en Belgique se produit une circulation nouvelle et exceptionnelle de l’information, à Paris, en province et à l’étranger, qui témoigne dès le début de 1789 de la curiosité générale face à l’événement vécu ou observé. Pour les gazettes anciennes, il est nécessaire de relater rapidement l’événement révolutionnaire pour satisfaire l’intérêt du public et conserver une clientèle française tentée peut-être par les nouveaux journaux. Cet impératif commercial n’exclut nullement la sympathie à la tête de la Gazette de Leyde, un des principaux journaux politiques d’Europe à la fin du xviiie siècle, Jean Luzac avait déjà contribué à populariser la lutte pour l’indépendance des colonies de l’Amérique du Nord 6, et au Journal général de l’Europe, Pierre Lebrun, physiocrate et joséphiste, accueillit avec plus de joie encore la Révolution française il se lia peu après aux patriotes belges. 7 R. Dupuy éd., Aux origines idéologiques de la Révolution journaux et pamphlets à Rennes, 1788- ... 8 A. Nabarra, Presse, pouvoir, et pouvoir de la presse dans l’Amérique post-révolutionnaire le ca ... 3La création de journaux nouveaux rend peut-être davantage compte de l’enthousiasme du public. En France, c’est d’abord la multiplication des Correspondances des États Généraux imprimées à Brest, Nantes, Bordeaux, Grenoble, Avignon et même par deux feuilles concurrentes de Rennes 7, c’est aussi le compte rendu des séances de l’Assemblée nationale que s’efforcent de donner rapidement les feuilles de province, notamment les anciennes affiches pour répondre à la demande du public. A l’étranger, quelques titres, parfois explicites, attestent le même intérêt pour les événements français à Liège, L’Avant Coureur 1er février est suivi par l’annonce en août d’un quotidien, le Journal de l’Assemblée Nationale de France qui renferme en entier le Journal de Paris avec des morceaux pris dans les autres Feuilles » ; à Bruxelles, un Bulletin de Versailles lancé le 14 juillet devient Nouvelles de Paris & de Versailles à la fin août ; à Londres un Journal de l’Europe est dédié à l’Assemblée nationale le 31 juillet, mort-né semble-t-il mais remplacé par le Phare politique et littéraire édité à Londres et distribué dans les deux royaumes, jusqu’en février 1790. En Amérique même, le Courier de Boston est publié dès le 23 avril 1789 par Joseph de Nancrède, vétéran de la guerre d’Indépendance et exégète de la Révolution française pour ses compatriotes auxquels il fait connaître Bernardin de Saint-Pierre ou Brissot de Warville 8. 9 Sur la presse contre-révolutionnaire en Angleterre, voir S. Burrows, French exile journalism and E ... 4La presse étrangère qui fait écho à la Révolution n’est pas exclusivement francophone, loin s’en faut à l’évidence, c’est surtout par les gazettes en langue vernaculaire que le public en a pris connaissance, et parfois dans des feuilles nouvelles tel ce Giornale dell’Assemblea generale di Francia publié à Livourne à partir de septembre 1789. De cet ensemble énorme de publications notamment en Angleterre et en Allemagne, les journaux en français ne constituent qu’un petit échantillon, probablement représentatif, avec ses bulletins de débats législatifs et un lectorat, certes cultivé et francophone, mais pas nécessairement plus favorable pour cela à la Révolution à Clèves, La Révolution de France ou correspondance avec un étranger, imprimé d’octobre 1789 à octobre 1791, est nettement contre-révolutionnaire. De même, en publiant sous le titre La Bastille dévoilée le Récit authentique de la prise ou plutôt de la reddition de la Bastille », les Cahiers de lecture de Gotha tentent de minimiser la portée de l’événement. En rapportant l’événement, la presse étrangère renvoie l’image d’une France modèle ou repoussoir selon que cet effet de miroir est utilisé par les patriotes ou par leurs adversaires, dans et hors des frontières 9. Pour l’essentiel cependant, en 1789 au moins, les réactions de sympathie l’emportent là où la presse, francophone ou non, jouit de la liberté d’expression. La diffusion de l’événement 10 Bruxelles, 1789, in-8°, 16 p. 11 Pour servir à l’histoire de la République des Provinces Belgiques-Unies, par Mr. J. Chateignier, B ... 12 Gand, G. Huyghe, 1790, 12 p. 5Poser la question de la lecture de l’événement en Europe dans la presse, c’est faire l’imprudente hypothèse que la circulation de l’information passait principalement par le journal et que ce dernier nous en livrerait les canaux. Or rien n’est moins sûr car, pour l’essentiel, la distribution de l’imprimé échappe à nos regards, et notamment celle des pamphlets et livrets publiés à foison on en a repéré 3 305 produits à Paris pour la seule année 1789 ; s’il n’y a pas avant 1793 de propagande officielle destinée aux pays étrangers, quelques initiatives privées tentent soit de répandre les idées nouvelles, par exemple le Cercle Social en publiant une version polyglotte de la Constitution de 1791, soit de spéculer sur la curiosité du public en jetant dans le commerce les textes commercialement les plus prometteurs. Le récit de la prise de la Bastille est ainsi imprimé jusqu’à Trois-Rivières en 1791, car ce type d’ouvrages se multiplie aussi à l’étranger. La révolution brabançonne fournit d’ailleurs une matière nouvelle aux éditeurs de brochures qui publient, pour ne donner que ces exemples, une Relation exacte de la Prise de Bruxelles par ses Habitans 10, Le Triomphe du Patriotisme, ouvrage proposé par souscription en faveur des veuves, Orphelins & Blessés, des glorieuses victimes de l’heureuse révolution, opérée par la prise de Bruxelles le 11 & 12 Décembre 1789 11 ou La Liberté ou La Mort, traduit du Flamand 12et plus pessimiste Courage donc, Flamands… Plutôt mourir que d’être déshonorés aux yeux de l’Europe, et de rentrer sous le joug de l’esclavage. » 13 J. Boutier, Les imprimés révolutionnaires français en Toscane entre publicité et clandestinité ... 14 Plus vaguement et avec peu de modestie, le Courrier Français se proposait en souscription à tout ... 15 R. Chartier et Martin, Histoire de l’édition française, II. Le livre triomphant 1660-1830, ... 6Journaux, brochures et livres circulent donc dans l’Europe de la Révolution, mais dans quelle mesure ? À Livourne où vit une colonie française importante, un rapport de police de mars 1792 dénonce l’introduction de livrets révolutionnaires dans les balles de tissu et de bas de soie envoyés de France, trafic dont on accuse un réseau protestant, constitué de soyeux de Nîmes, de négociants de Gênes, Turin et Livourne, et la société populaire de cette dernière ville ; en revanche, les journaux politiques ou les brochures des presses parisiennes ne semblent pas avoir atteint Florence 13. On serait donc tenté de conclure que la circulation des journaux et libelles en Europe ou au-delà est plus superficielle que profonde, davantage le fait de quelques grandes places de commerce que celui des petites villes ou des campagnes. Quelques indications de possible souscription à l’étranger, d’ailleurs peu fréquentes, dans des journaux de Paris et ou de grandes villes françaises ne peuvent faire illusion 14. Il est plus vraisemblable que les feuilles accompagnaient le courrier d’étrangers établis en France, avec des livres, brochures ou images qui parvenaient aux cabinets de lecture et aux librairies 15 dont on est loin d’avoir fait une étude exhaustive. Nous échappe donc une grande part de ce qui a pu se distribuer par colportage, par courrier fermé ou sous le manteau, libelles, gravures ou exemplaires isolés de journaux, qui ont certainement touché un public plus large notamment dans le monde rural que des périodiques trop chers pour une grande partie de la population. En témoigne par exemple la réédition en 1789 de certains numéros importants de quelques feuilles relatant un événement mémorable de la Révolution, nuit du 4 août ou Déclaration des Droits de l’Homme. De ces publications en français ou traduites, l’effet sur les populations, quoique incommensurable, n’a probablement pas été minime… 16 La Chronique tire à 1400 exemplaires en septembre 1791 et 2600 en janvier 1793. 17 R. Gérard, Le Journal de Marseille de Ferréol Beaugeard, Paris, 1964. 7Entreprise commerciale avec ses exigences de production et de vente, le périodique était dépendant à la fois des circuits commerciaux traditionnels et du choix de la clientèle. Il lui fallait cueillir l’information et les journalistes français et étrangers invoquaient des lettres particulières » et des correspondants sûrs et fidèles ». C’est par une lettre particulière de Coblentz » que le Journal de Rouen aurait reçu la déclaration de Pillnitz et un prospectus rouennais du 31 mars 1791 promet l’établissement d’une correspondance étrangère [qui] assurera à la Chronique Nationale, une grande supériorité sur tous les journaux de France, relativement aux nouvelles du dehors ». Tout cela est sans doute possible, mais pas certain, pour ces deux feuilles d’une grande ville portuaire et d’un tirage dépassant les 1 000 exemplaires 16. Ailleurs de telles promesses sont évidemment suspectes et, si l’on voulait alimenter une rubrique étrangère, on piochait plutôt dans les journaux que l’on pouvait capter. Le rédacteur des Affiches du Dauphiné donne ainsi des nouvelles de Londres et de Rome tirées du Courrier de Villeneuve-lès-Avignon, et prend celles de Berlin dans la Gazette des Cours d’Europe 17. L’écho de la Révolution dans la presse, c’est peut-être d’abord cet échange de journaux, principale source d’informations, d’une ville à l’autre, d’un pays à l’autre, cet usage du copier-coller qui en résulte et finalement cette similitude souvent constatée des articles parfois répétés ou traduits mot pour mot. 8La prétendue primeur de l’information exigeait de dissimuler de temps à autre le plagiat, pour ne pas déprécier sa feuille auprès du public, en ne donnant par exemple que l’origine géographique de la nouvelle ; ainsi, pour cet article du Journal de Rouen du 7 mars 1790, daté de Brest le 3 », un correspondant local n’est pas exclu car beaucoup d’informations circulaient par voie de mer, mais à l’évidence tout a été écrit à Rouen à l’aide de la Gazette Universelle du 6. 9En Allemagne, en Italie ou au Canada, c’est aussi dans les quotidiens d’information anciens comme le Journal général de France ou nouveaux comme le Moniteur Universel que l’on puise d’abord ou que l’on dit puiser la matière première. Il est possible que l’historien soit abusé par ces références à des feuilles politiquement correctes, par des journalistes dont peu sans doute, en province ou à l’étranger, osaient mentionner explicitement les journaux d’auteurs ou les feuilles incendiaires », si caractéristiques du bouleversement de la presse en Révolution. Mais, par ailleurs, le coût des journaux et notamment de leur acheminement d’une part, leur distribution par des réseaux commerciaux solides d’autre part, limitaient globalement l’offre de presse. L’abonnement à une feuille très marquée idéologiquement était un luxe et il était moins onéreux et plus efficace d’en donner des extraits, traduits par un correspondant en France, dans une gazette étrangère. Sous bénéfice d’inventaire, la presse en français distribuée en Europe était donc modérée, plutôt événementielle que partisane, et surtout sérieuse et bien informée, pour suivre le déroulement factuel et exact de la Révolution. C’est apparemment ce que demandait le public, partagé entre adhésion et méfiance, ou du moins ce que lui imposaient les distributeurs, libraires, éditeurs ou journalistes. 18 J. Boutier, art. cit. 10C’est, au fond, le choix du résident toscan à Paris, Francesco Favi, qui, au milieu d’imprimés divers, envoyait à son gouvernement la Gazette Universelle de mars 1790 jusqu’à l’arrêt de sa publication après le 10 août 1792, le Journal encyclopédique ou Journal de Bouillon de mai 1791 à l’été 1792, et surtout le Moniteur Universel 18 qui est vite devenu une référence pour la presse, et pas seulement en Italie. Ici se conjuguent deux raisons la radicalisation de l’été 1792 et la solidité de l’entreprise de Panckoucke. De ce petit bilan florentin, trois faits se dégagent 1. si la presse francophone qui circule hors de France n’est guère révolutionnaire, c’est en raison, d’une part, de la nature commerciale de l’entreprise de presse qui rendait le périodique plus fragile aux assauts de la censure et aux réactions du marché, d’autre part de l’évolution de la situation française ; 2. le Journal de Bouillon, fondé en 1756 et l’un des plus importants périodiques de langue française de l’Europe des Lumières, continue sa publication au cours de la Révolution, se lit encore malgré la distance à Paris donc aux événements importants, et précisément parce qu’éloigné de l’agitation française, il semble offrir une garantie de critique et de recul souvent réclamée par les lecteurs de la presse ou les auteurs de lettre aux rédacteurs, peut-être aussi la certitude d’une distribution régulière par un réseau ancien et solide ; 3. Journal modéré avant d’être nettement contre-révolutionnaire et de disparaître le 10 août 1792, la Gazette universelle de Pascal Boyer renaît en novembre 1792, sous le titre de Nouvelles politiques nationales et étrangères, et sa réputation lui vaut une immédiate bonne distribution à l’étranger ; de ce journal de moins en moins recommandable, le jacobin Milcent notait cependant dans le Journal de Rouen du 19 mars 1791 que la fraîcheur de ses nouvelles annonce des correspondances fort étendues et des sources inconnues ou fermées aux autres nouvellistes », et à la fin de 1792, Francesco Favi trouve également que la Gazette contiene più cose. Si P. Boyer et A. M. Cerisier, ses fondateurs, ne peuvent guère passer pour d’ardents révolutionnaires, leur succès semble tenir au fait qu’anciens collaborateurs de la Gazette de Leyde, ils avaient une solide réputation de savoir-faire. 19 Les plus souvent mentionnés étant les quotidiens de Londres Star, Times, London Chronicle, Morni ... 11Il faut donc nuancer le déclassement, décrit par Pierre Rétat, de la presse ancienne au profit d’une nouvelle à périodicité fréquente, dans un processus de mutation de la sensibilité devenue immédiate à l’événement, qui accompagne la Révolution en France – sans doute moins en Belgique en raison de la guerre et de la fin brutale et précoce de l’insurrection. Malgré l’explosion de 1789, les journaux anciens et les nouveaux qui les imitent, en province ou à l’étranger, disposent d’une clientèle suffisante pour exister, en s’adaptant notamment au format quotidien, comme la presse anglaise ou la Gazette des Deux-Ponts qui l’est depuis 1786 et parce que, loin des remous, ils ont la préférence du public ou des intermédiaires sur la presse partisane. Témoignent de cette vitalité la réimpression en français de la Gazette de Leyde par un négociant anglais domicilié à Livourne, Giacomo Harriman, en 1788 et la tentative similaire de Filippo Stecchi d’y rééditer la Gazette de Cologne en 1792. La presse parisienne et, plus nettement encore, celle de province puisent également l’information dans le Moniteur Universel, souvent bien documenté sur l’étranger, dans les Gazettes des Pays-Bas ou dans les papiers anglais » où l’on copie parfois même des nouvelles de la révolution belge 19. 20 S. Tucco-Chala, Charles-Joseph Panckoucke et la librairie française, 1736-1798, Pau-Paris, 1977. 12Seuls quelques grands organes de presse disposaient de réseaux d’échange mutuel ce sont des feuilles anciennes et quelques nouvelles – mais Panckoucke doit tout de même faire un voyage en Italie en 1792 pour la promotion de son journal 20. Avantage commercial peut-être substantiel de ces échanges, la distribution même de la gazette partenaire Le Boucher, directeur du Journal de Rouen, prenait les abonnements au Moniteur ou à la Gazette Universelle, ce qui explique sans doute la complaisance de Milcent à l’égard de cette dernière ; à Montréal, Fleury Mesplet recopiait dans sa Gazette les articles de Correspondance nationale de Paris dont il assurait aussi la distribution. Les grands journaux parisiens recevaient donc les feuilles étrangères, Rouen ou Bordeaux les papiers anglais », Strasbourg les gazettes allemandes. Ainsi se dessinent ou se devinent quelques axes de circulation des journaux. Londres ou les Pays-Bas restent, au-delà de 1789, des sources importantes notamment pour les grandes villes de négoce de la façade Atlantique qui est la grande artère de l’information lue de Bordeaux à Varsovie, la Gazette de Hambourg, qui paraît du 30 novembre 1789 au 31 décembre 1793, semble border cette voie majeure sur la côte du continent. Le Journal de Rouen annonce le 1er février 1792 une correspondance suivie pour les nouvelles » de Suède qui nous viendront par la voie de Copenhague et de Hambourg. Les sources mentionnées dans ce même journal et dans la Chronique Nationale & étrangère signalent respectivement un réseau passant par Liège en 1792, plus tard Bruxelles, Cologne et Berlin, un autre par Strasbourg, Francfort, Munich et Vienne. 21 R. Gérard, Le Journal de Marseille…, op. cit. 13En revanche, s’il cite 25 titres de province et 18 de Paris dans son Journal de Marseille en 1792, Ferréol Beaugeard n’en mentionne pas un seul de l’étranger 21, et il ne semble pas qu’il existe de réseaux équivalents en Europe du Sud, notamment par Lyon, Marseille et Livourne ou Turin, faute d’une presse importante et libre ou faute de recherches plus poussées dans cette direction. Dans la première moitié de 1791, la fréquence des nouvelles venues d’Italie dans le Journal de Rouen de Venise, Rome ou Naples par la voie de Turin » suggère ainsi une période de quelques mois pendant laquelle le rédacteur a pu s’insérer dans un réseau de distribution de l’information dont les maillons resteraient à détecter, par une comparaison très attentive des dates de publication et l’identification de la source journal local, parisien ou étranger. Il resterait enfin à comparer ces réseaux de presse et sans doute aussi d’une part importante des autres formes d’imprimé, aux développements ici et là de mouvements contestataires ou, au contraire, contre-révolutionnaires. 14La révolution de l’information se produit en France et en Belgique où elle produit quantité de nouveaux titres, mais aussi ailleurs où s’opèrent une modernisation du journal sur le modèle anglais et la mise en place de réseaux d’approvisionnement et de distribution. Le public étranger connaissait assez bien, par divers autres canaux, les événements français, au cœur de l’actualité. Il est difficile en revanche de cerner les processus matériels et intellectuels par lesquels la lecture a pu engendrer une contestation semblable à celle des deux pays en Révolution, en raison de la multiplicité des formes de l’imprimé et de la méconnaissance des réseaux qu’il empruntait. Au moins, le journal témoigne-t-il, en partie, de la réception de la Révolution à l’étranger et inversement du regard des Français sur leur environnement. 22 Bernard et M. Grenon, Influence des philosophes des Lumières dans la Gazette de Montréal » ... 23 de Lagrave, L’époque de Voltaire au Canada, Montréal, 1994, p. 389. 24 Le texte est également dans le Quebec Herald, mais, très curieusement, pas dans la Gazette de Mont ... 15C’est peut-être dans la Gazette de Montréal de Fleury Mesplet que l’on trouve l’écho le plus fort et le plus durable de la Révolution française 22. L’un des rédacteurs, depuis 1788, Henri Mézière, écrira en janvier 1794 Les papiers révolutionnaires nous parvenaient alors ; plus d’une fois nous les arrosâmes de nos pleurs, plus d’une fois ils furent portés en triomphe dans des clubs et dans des sociétés particulières au sein desquelles nous chantions l’aurore de la Liberté, ses progrès et ses luttes contre les nuages épais de la superstition et de la tyrannie. » 23 De 1788 à 1794, presque tous les numéros du journal parlent de la France, en commentent les événements et toutes les réformes 218 numéros sur 290 conservés 17 manquent, dont 165 en première page, au total 40 % de la surface de cet hebdomadaire ! Parallèlement, Samuel Neilson dans la Gazette de Québec suit avec attention la marche et le progrès de cette heureuse Révolution » 9 décembre 1790, reproduit le texte de la Déclaration des droits de l’Homme 24 et, en janvier 1792, consacre un numéro spécial de 15 pages à la constitution française, sans compter de temps à autre des textes de Marat. Mesplet est d’ailleurs le plus radical qui dès 1789 espère en France une alliance de la bourgeoisie et du peuple pour balayer l’aristocratie, et après Varennes, il appelle de ses vœux la République. 25 Le Quebec Herald, plus modéré et plus informatif, était encore plus anticlérical que les deux gaze ... 16Cette résonance toujours forte et parfois passionnée de l’événement au Canada n’est pas nostalgie de l’ancienne métropole ; elle accompagne plutôt la revendication d’une constitution que le gouvernement britannique octroie finalement en 1791, peut-être inquiet de la répercussion inattendue de la Révolution et d’une réplique canadienne possible. Si l’Acte de 1791 qui instaure un premier régime parlementaire aux pouvoirs limités désamorce donc une crise politique, il ne met pas fin à la contestation contre le système féodal canadien et le poids de l’Église, notamment au moment des élections de 1792 qui donnent naissance, comme en France, à des clubs d’Amis de la Constitution. Mesplet et Neilson ne désarment pas contre l’aristocratie et le clergé du Canada 25. En somme, les Canadiens lisent les événements de France à l’aune de leurs propres problèmes, la Révolution française paraît offrir une alternative à une situation locale pour reprendre le titre d’une brochure imprimée par Mesplet en 1792, il y a au Canada une Bastille septentrionale à abattre. 17De même, à partir de l’été 1790, dans la presse étrangère, comme dans celle de province d’ailleurs, la question religieuse occupe la première place dans les nouvelles de France. Au Canada, si l’on est partagé sur la nationalisation des biens du clergé parce que l’Église canadienne était touchée directement par la perte de ses rentes ou sur la Constitution civile du clergé, ces réformes et leurs commentaires alimentent surtout le débat sur la puissance et l’influence de l’église, sur la liberté, les droits du citoyen et, somme toute, sur la philosophie des Lumières longtemps combattue par le clergé. En Italie, et surtout en Toscane, la polémique entre le pape et le gouvernement français trouve le même écho dans la presse en italien, parce que ces questions sont débattues depuis les années 1740 26 et que la Révolution française offre un modèle de solution alternative. 26 J. Boutier, art. cit. 27 Le tome I de 1790 complète le titre par ou Tableau périodique & raisonné des Opérations de l’Ass ... 18Du côté français, à partir de la deuxième moitié de novembre 1789, la presse fait écho à la révolution brabançonne. La Gazette Nationale ou Moniteur Universel, lancé par Panckoucke le 24 novembre 1789, est l’un des premiers à étendre ses rubriques à l’étranger, mais le phénomène est général et c’est incontestablement la révolution belge qui introduit dans une proportion significative les nouvelles de l’étranger dans la presse française, même dans les feuilles de province. Le Courier Français de Poncelin de la Roche-Tilhac, lancé le 26 juin 1789, annonce en décembre l’élargissement du contenu avec nouvelles de l’Europe 27. à Rouen ou Bordeaux, les nouvelles étrangères apparaissent à la fin de 1789, en janvier à Limoges dont le Journal prolonge son titre par Extraits des Papiers publics nationaux et étrangers. Plus explicitement sont lancés à la fin de novembre Le Moniteur Patriote ou Nouvelles de France et du Brabant qui, jusqu’en février 1790, se consacre presque exclusivement aux nouvelles du Brabant et de Paris, aux complots » en France et aux atrocités des Impériaux » aux Pays-Bas, le Journal Universel ou Révolution des Royaumes 23 novembre 1789 de Audouin, dont certains articles enflammés sont adressés aux Brabançons, et bien sûr les Révolutions de France & de Brabant 28 novembre de Camille Desmoulins qui annonce trois sections dont l’une est intitulée Brabant & autres pays arborant la cocarde & demandant une Assemblée nationale ». 19Dans les grandes feuilles françaises, on lit presque chaque jour, de novembre 1789 à décembre 1790, des nouvelles des Pays-Bas. Le Moniteur reproduit ainsi 97 dépêches, manifestes, déclarations et autres proclamations belges du 24 novembre au 31 décembre 1789, dont le Manifeste du peuple brabançon » du 24 octobre, encore 294 textes de cette nature pour l’année 1790, sans compter les nouvelles proprement dites. La Gazette universelle de Boyer lancée le 1er décembre 1789 est aussi l’une des feuilles plus attentives aux événements du Brabant, parce qu’indépendamment d’une curiosité bien compréhensible pour un pays voisin, la révolution belge fait naître l’espoir ou la crainte de ce qu’Audouin appelle l’ expansion infinie de la révolution sur la Terre » Journal Universel. Même Panckoucke annonce son intention de promouvoir avec son Moniteur la véritable politique en France et en Europe » n°1, le droit des peuples contre la politique des souverains, prosélytisme affiché qui lui vaut d’ailleurs les sarcasmes de Desmoulins. 20La presse de province véhicule les mêmes rumeurs L’amour de la liberté gagne la Pologne » nouvelle donnée à Lyon et Rouen en décembre 1789, la Cour de Portugal prend toutes les mesures possibles pour empêcher que la Révolution qui s’est opérée en France ne se communique à ce royaume » Bordeaux, Rouen et Marseille, février 1790, l’agitation a gagné l’évêché de Bâle où l’on fait appel à la France mars 1791, une révolution pareille à la nôtre serait arrivée en Sardaigne » Marseille, Lyon et Rouen, juin 1791. Enfin, le Courrier de Strasbourg annonce à plusieurs reprises un soulèvement populaire en Allemagne et Brissot reprend et répand la rumeur dans son Patriote Français. 28 Journal de Rouen, 25 juillet 1791. 21Que ces bruits soient fondés ou non, la crainte d’une contagion est réelle à l’étranger. En janvier 1790, l’Espagne interdit l’entrée de tout imprimé ou toute gravure révolutionnaire, en février la surveillance est renforcée dans le royaume de Naples. En Piémont, une surveillance attentive des livres venant de France a déjà été mise en place dès les années 1770, de même qu’à Venise en 1783. La révolution de 1789 ne fait en quelque sorte qu’accélérer un processus déjà engagé de censure dans une Europe secouée par une révolution atlantique » que suggèrent, après celle des États-Unis, les événements de France et de Belgique, et l’agitation de toute l’Europe et du Canada. On lance à Paris en 1789 La Voix du Peuple ou les Anecdotes du Bonhomme Richard sur les affaires du temps et une Gazette Française & Anglaise qui donne le compte rendu de l’Assemblée nationale, du Parlement d’Angleterre et du Congrès d’Amérique, en même temps que les mouvements des princes étrangers » et les intrigues des Cours & des Cabinets ». Une lettre d’Albany New York datée du 1er mai 1791 prédit que le continent espagnol se démembrera peut-être plus tard que le continent anglais, mais l’un et l’autre s’émanciperont à coup sûr de l’Europe ; les États-Unis n’ont pas besoin d’employer la force des armes pour opérer cette révolution, elle sera l’effet naturel de la force de l’exemple » 28. 29 Ce journal 2 novembre 1789 – 28 août 1790 n’est bilingue que dans ses 4 premiers numéros. 30 Journal de Rouen, 3 novembre 1790, 6 juin 1791. 31 Ibidem, 15 septembre 1792 22Ce type de discours relève cependant davantage d’une rhétorique convenue et de l’auto-célébration de la Révolution française que d’un réel sentiment d’appartenance à une communauté universelle ou atlantique. En fait, la seule question prégnante est l’attitude de l’Angleterre dont on craint l’hostilité. L’Union ou Journal de la Liberté, qui paraît d’abord sur deux pages en français et deux en anglais avec un titre en lettres gothiques imitées de la presse britannique, appelle à l’union de la France et de l’Angleterre pour le bonheur du monde » 29. Les patriotes, très majoritaires, répètent à l’envi que l’Anglais est naturellement attiré par le peuple français régénéré dont la renommée lui apprend de si grandes choses » et il entend que la paix et l’union soient conservées avec les Français » 30, malgré Pitt, la bête noire des journalistes. Or les papiers anglais » que recevaient Paris et les ports de l’Ouest informaient sans ambiguïté des réactions de l’opinion publique ou du moins de celles des journaux, et dès 1789, que certains excès avaient choqué de l’autre côté de la Manche. Pourtant, à l’été 1792, la presse française évoque encore les encouragements des Anglais aux défenseurs français de la liberté ou la célébration à Édimbourg de l’anniversaire de la Révolution. On peut même lire à mesure que les événements du 10 août sont mieux connus à Londres, la prévention s’affaiblit car les mesures hardies et les partis décisifs ne peuvent déplaire au génie anglais » 31. 32 14 % dans le Journal Patriotique de Caen 1790 et 12 % pour les Affiches du Calvados en 1792, 11 ... 33 Une rubrique clairement intitulée Nouvelles étrangères » n’apparaît souvent que tardivement, en ... 23Sauf cet Anglais dont on cherche l’approbation ou la neutralité, l’étranger n’est qu’un miroir où se regarde le Français en révolution et, malgré son titre prometteur, les Révolutions de France & de Brabant donnent peu de nouvelles internationales si ce n’est pour une chronique de politique intérieure. Dans les feuilles de province, la part de la rubrique étrangère, quand elle existe, ce qui est loin d’être le cas général, reste faible, au mieux 10 à 15 % de la surface du journal 32 et, mêlant événements politiques et faits divers ainsi l’éruption du Vésuve en mars 1791, elle n’est pas vraiment la chronique d’une révolution en cours 33. Dans son prospectus du 1er octobre 1790, le rédacteur de L’Abeille rouennaise avise d’ailleurs le public que s’il m’arrive d’insérer des faits qui aient trait à la politique étrangère, ils seront choisis de manière qu’on ne m’accusera pas de m’en servir de remplissage ». L’étranger pèse peu, il est vrai, devant le retentissement des journées révolutionnaires, des grandes réformes engagées ou des élections répétées, mais ce traitement de l’information révèle également le regard que les Français portaient sur lui. Dans le prospectus du Journal Général de l’Europe, lancé à Reims le 1er avril 1790, le rédacteur annonce son intention de couvrir » la révolution dans les Pays-Bas, parce que le maître aime voir les progrès de ses disciples. Nous sommes ce maître ; les Belges et les Liégeois sont nos disciples ». 24La presse étrangère témoigne longtemps d’une attention curieuse, et souvent amicale, aux événements de France dont la lecture paraît offrir à l’étranger des arguments de débats transposables en solutions politiques locales, et pas nécessairement une révolution comme les patriotes français espèrent en donner le modèle à l’Europe. Et les journaux français auront tôt fait de déchanter, tel L’Argus du département du Nord & de la Belgique Les Anversois n’ont pas assez d’esprit pour comprendre qu’il n’y a point de vraie liberté sans l’égalité » 27 novembre 1792, ce peuple [belge] est borné, trompé, il faut l’éclairer charitablement » 23 janvier 1793. 25A l’étranger, plus que la guerre de 1792, faite après tout à deux puissances féodales » ou tyranniques », c’est l’exécution du roi, après un procès suivi attentivement, qui provoque un revirement de l’opinion. Viendront ensuite les horreurs » de la France régicide, sujet de choix pour alimenter la flamme de la contre-révolution ou simplement briser la dynamique contestataire. Ainsi la Gazette de Québec dénoncera le massacre de milliers d’hommes, femmes et enfants de la ville de Lyon, par les Sans-Culottes qui ont brûlé la plus grande partie de cette superbe ville » et les atrocités commises à Nantes ». Mais à cette date Neilson est décédé en 1793, suivi dans la tombe par Mesplet au début de 1794 et par le Quebec Herald en faillite, triple disparition qui met fin à un âge d’or de la presse contestataire canadienne. 34 En 1792 les gazettes de Lausanne, Bruxelles, Varsovie, Hervé et Amsterdam ; en 1793, Neuwied, Brux ... 26On assiste avec la guerre à l’hécatombe des journaux étrangers en français dont certains, souvent les plus anciens, avaient jusqu’ici assez bien résisté à la révolution de la presse. Le cas belge mis à part, où la répression de 1790-1791 a condamné nombre de titres, la période 1792-1794 marque un tournant majeur avec la disparition des gazettes et des journaux culturels en français sur 27 paraissant en Europe au début de 1789, 5 meurent en 1789-1791 dont à Berlin et Cologne, 12 entre 1792 et 1794, à Lausanne, Amsterdam, Maastricht, Varsovie, Saint-Pétersbourg, etc. 34. L’Europe est désormais moins française et la France entourée d’ennemis, le Batave, l’Autrichien, le Prussien, le Sarde, l’Espagnol, le Portugais, le Russe, le concours secret des Vénitiens, des Génois, des Romains, de l’Allemagne, de la Belgique, de Liège, de la Suède » L’Indicateur Politique, Rouen, 22 août 1793, mélange confus de tant d’espèces et d’hommes qui se battent sans savoir pour quoi ni pour qui » Journal de Marseille, 8 juin 1793. La rupture est consommée entre les étrangers esclaves » et la Révolution qui nous régénère » L’Avant-Garde des Pyrénées orientales et peut-être justifie-t-elle, en France, l’exploitation à venir de pays conquis plus que libérés. 35 Ce tri-hebdomadaire était rédigé par John Delafond jusqu’en octobre 1795, puis Claude Parisot. 36 Il paraîtra jusqu’en 1914. 27Pourtant, à la même époque on voit naître à Philadelphie le Courrier de l’Amérique de John Parker 4 décembre 1792 au 22 février 1793, puis le Courrier Français, quotidien lancé le 15 avril 1794 et paraissant jusqu’au 3 juillet 1798. A New York, la Gazette Française et Américaine bilingue sort le 6 juillet 1795, prolongée par la Gazette Française jusqu’au 4 octobre 1799. Ces exemples 35 de longévité montrent que l’écoute de la Révolution n’a pas totalement cessé avec la guerre, dans un pays neutre et libre. Il est vrai aussi que le premier journal français du Sud, le Moniteur de la Louisiane lancé 36 le 3 mars 1794 par Louis Duclot, un réfugié de Saint-Domingue, est nettement contre-révolutionnaire, surtout avec l’arrivée à la rédaction en 1796 d’un émigré royaliste, Jean-Baptiste Lesur-Fontaine. Ensemble ces exemples américains révèlent un affichage plus net de l’orientation politique qui caractérise également la presse de France sous le Directoire et, avec l’expansion de la Grande Révolution », celle des républiques sœurs. Cette évolution ne disqualifie pas les grands organes d’information comme le Moniteur ou les gazettes anglaises, mais elle marque une clarification idéologique qui est l’aboutissement d’un processus d’apprentissage du politique dont, en France et à l’étranger, la presse a été l’une des écoles. Haut de page Notes 1 H. Gough, The Newspaper Press in the French Revolution, Londres, 1988 et J. Sgard dir., Dictionnaire des journalistes 1600-1789, Oxford, Voltaire foundation, 1999, 2 vol. 2 C. Labrosse & P. Rétat, Naissance du journal révolutionnaire. 1789, Lyon, 1989. 3 R. Leenaerts, La presse périodique en Belgique. Sources pour l’histoire de la presse périodique en Belgique depuis 1605 à nos jours, Torhout, 1987, 3 t. 4 R. Moulinas, L’imprimerie, la librairie et la presse à Avignon au xviiie siècle, Grenoble, 1974. 5 P. Rétat, Les journaux de 1789-Bibliographie critique, Paris, 1988. J. Lojek, Les journaux polonais d’expression française au siècle des Lumières, Wroclaw, 1980. 6 J. D. Popkin, News and Politics in the Age of Revolution Jean Luzac’s Gazette de Leyde », Cornell University Press, 1989. 7 R. Dupuy éd., Aux origines idéologiques de la Révolution journaux et pamphlets à Rennes, 1788-1789, PU Rennes, 2000. 8 A. Nabarra, Presse, pouvoir, et pouvoir de la presse dans l’Amérique post-révolutionnaire le cas du Courier de l’Amérique », VIIth International Congress on Enlightenment, Budapest, 1985. Voir aussi l’article du même auteur sur Nancrède dans le Dictionnaire des journalistes, op. cit. 9 Sur la presse contre-révolutionnaire en Angleterre, voir S. Burrows, French exile journalism and European politics, 1792-1814, London, 2000. Quant à la presse coloniale, elle est plutôt partagée en 1789, cf. A. Nabarra, La Presse coloniale devant la Révolution », International Conference on the Press and the Révolution of 1789, PU Lyon & Grenoble, Vizille, 1988. 10 Bruxelles, 1789, in-8°, 16 p. 11 Pour servir à l’histoire de la République des Provinces Belgiques-Unies, par Mr. J. Chateignier, Bruxelles, Jorez fils, 1789, in-8°, 4 p. 12 Gand, G. Huyghe, 1790, 12 p. 13 J. Boutier, Les imprimés révolutionnaires français en Toscane entre publicité et clandestinité 1789-1792 », Mélanges de l’École française de Rome, Italie et Méditerranée, 1990, CII, p. 423‑468. 14 Plus vaguement et avec peu de modestie, le Courrier Français se proposait en souscription à toute l’Europe ». 15 R. Chartier et Martin, Histoire de l’édition française, II. Le livre triomphant 1660-1830, Paris, 1984. 16 La Chronique tire à 1400 exemplaires en septembre 1791 et 2600 en janvier 1793. 17 R. Gérard, Le Journal de Marseille de Ferréol Beaugeard, Paris, 1964. 18 J. Boutier, art. cit. 19 Les plus souvent mentionnés étant les quotidiens de Londres Star, Times, London Chronicle, Morning Chronicle, Morning Herald, Morning Post, Public Advertiser. A. Stuart, The British periodical press and the French Revolution, 1789-99, Houndmills, Basingstoke & New York, 2000. 20 S. Tucco-Chala, Charles-Joseph Panckoucke et la librairie française, 1736-1798, Pau-Paris, 1977. 21 R. Gérard, Le Journal de Marseille…, op. cit. 22 Bernard et M. Grenon, Influence des philosophes des Lumières dans la Gazette de Montréal », p. 14-38 et de Lagrave, Comment évaluer l’influence de la Révolution française au Bas-Canada le témoignage des mots », p. 135-145, dans S. Simard dir., La Révolution française au Canada français actes du colloque d’Ottawa 1989, Ottawa, 1991. 23 de Lagrave, L’époque de Voltaire au Canada, Montréal, 1994, p. 389. 24 Le texte est également dans le Quebec Herald, mais, très curieusement, pas dans la Gazette de Montréal et Jean-Paul de Lagarde suggère une édition particulière. 25 Le Quebec Herald, plus modéré et plus informatif, était encore plus anticlérical que les deux gazettes françaises, mais il est vrai que c’était la feuille des anglophones très majoritairement protestants. 26 J. Boutier, art. cit. 27 Le tome I de 1790 complète le titre par ou Tableau périodique & raisonné des Opérations de l’Assemblée Nationale, suivi d’une correspondance… de toute l’Europe ». 28 Journal de Rouen, 25 juillet 1791. 29 Ce journal 2 novembre 1789 – 28 août 1790 n’est bilingue que dans ses 4 premiers numéros. 30 Journal de Rouen, 3 novembre 1790, 6 juin 1791. 31 Ibidem, 15 septembre 1792 32 14 % dans le Journal Patriotique de Caen 1790 et 12 % pour les Affiches du Calvados en 1792, 11 % du Nouvelliste National Toulouse en 1790 et 10 % de la Chronique Nationale & étrangère Rouen en 1792. 33 Une rubrique clairement intitulée Nouvelles étrangères » n’apparaît souvent que tardivement, en 1791 dans les Affiches de Toulouse, et surtout en 1792 après l’entrée en guerre Journal du Tarn. 34 En 1792 les gazettes de Lausanne, Bruxelles, Varsovie, Hervé et Amsterdam ; en 1793, Neuwied, Bruxelles et deux autres à Bouillon ; en 1794, Clèves, Saint-Pétersbourg, Maastricht. 35 Ce tri-hebdomadaire était rédigé par John Delafond jusqu’en octobre 1795, puis Claude Parisot. 36 Il paraîtra jusqu’en de page Pour citer cet article Référence papier Eric Wauters, Presse francophone et Révolution la lecture de l’événement 1789-1793 », Cahiers d’histoire. Revue d’histoire critique, 94-95 2005, 197-210. Référence électronique Eric Wauters, Presse francophone et Révolution la lecture de l’événement 1789-1793 », Cahiers d’histoire. Revue d’histoire critique [En ligne], 94-95 2005, mis en ligne le 01 janvier 2008, consulté le 24 août 2022. URL ; DOI de page Auteur Eric Wauters Professeur d’histoire moderne, Université du HavreHaut de page
LES EGOISTES ANONYMESAuray 56400 0 km 2 comédiens, 20 personnages pour rire enfin de notre égoïsme. Vous allez les adorer ils sont arrogants, avares, bornés, capricieux, coléreux, cruels, envieux, grossiers, hypocrites, intolérants, jaloux, lâches, méprisants, mesquins, menteurs, peureux, prétentieux, râleurs, vaniteux... et[...]
Histoire de FamilleL’histoire de L’Auberge des Glazicks remonte à 1870, du temps où celle-ci était encore une maréchalerie. Le travail devenu plus difficile au début du 20ème siècle, la grand-mère d’Olivier Bellin décide d’ouvrir une ferme et d’y mettre la famille au travail. Les produits sont ensuite servis dans un restaurant, installés en lieu et place de la les ouvriers et habitants du village se retrouvent au déjeuner autour de plats traditionnels et lors de grands banquets et mariages avec les classiques bretons comme les Saint-Jacques, Homard à l’américaine, Gigot d’agneau, Noix de veau ou plateaux de fruits de mer. La transmission se fait de mère en fille et Olivier grandit, souvent présent aux côtés de sa mère, en cuisine, prêt à goûter chacun des plats qu’elle y prépare. PParcours du ChefSans réelle vocation, sauf celle d’être gourmand, Olivier Bellin part faire son apprentissage au Lycée Le Paraclet à Quimper. Il y rencontre le Chef Jean-Pierre Guillaume qui va l’aider à motiver son parcours avec passion. En 1991, il remporte le concours de Meilleur Jeune Chef de l’Ouest, ce qui lui ouvre de nombreuses portes. Il choisit les Landes, à Magescq, chez Jean Coussau et découvre les produits du Gers, foie gras et champignons, saumon de l’Adour, gibier et truffe. A Pont Aven, plus près de ses racines, Olivier entre ensuite dans la brigade de Guy Guilloux, à La Taupinière. C’est certainement ici qu’il apprendra à sublimer les plus beaux produits de la jour, le célèbre Chef Joël Robuchon vient déjeuner au restaurant. Olivier en est un fan, tout autant qu’une adolescente peut l’être d’un chanteur à succès. Chez lui, il prend soin de collectionner toutes les coupures de presse qui évoque son travail. Sa seule obsession est d’un jour travailler pour lui. A la fin du repas, le Maître passe en cuisine. Olivier lui a préparé un Bar grillé au four avec quelques petites crêpes de pommes de terre et, discrètement, a su ainsi se faire remarquer. Pour l’heure, il faut pourtant passer par le service militaire, dans les cuisines du Quai d’Orsay puis bientôt au service personnel du Ministre des Affaires Étrangères, une autre belle Bellin rejoint ensuite la Suisse, chez le Chef créatif et inspiré Denis Martin. Il y découvre une approche de la cuisine graphique, épurée, faite de lignes et de traits. Au bout de six mois, le secrétaire de Joël Robuchon l’appelle pour lui proposer un poste. 5 jours plus tard, il est prêt à commencer à Paris, au restaurant Jamin, épaulé par Frédéric Anton et Benoit Guichard. Le rêve dure deux ans à la fin desquels Olivier Bellin rejoint l’Auberge Bretonne de Jacques Thorel, à La Roche-Bernard. Un an plus tard, il décide de reprendre les cuisines de l’auberge familiale, à Plomodiern. Après un démarrage difficile, qui l’oblige à séjourner 6 mois chez son grand-père en Bourgogne et où il en profite pour visiter les tables locales et découvrir les produits et recettes régionales, il devient officiellement le Chef de la maison en février deux années, il retrouve la clientèle que s’est construite sa mère, composée d’ouvriers et de familles venues célébrer baptêmes et mariages. Bientôt, il veut se lancer le challenge de faire profiter de tout son apprentissage et d’apporter une table de renom à son village natal. En février 2003, Gilles Pudlowski remarque son travail et publie un article dans le magazine Le Point. L’effet est immédiat qui lance définitivement la maison vers les hautes sphères de la gastronomie. L’année suivante, le Guide Michelin le repère et en 2005 lui décerne une première étoile. L’opération Food France d’Alain Ducasse apporte aussi une visibilité extraordinaire à Olivier Bellin et le motive à relever le challenge de la deuxième étoile. Elle arrive en 2010 et son impact va au-delà de toutes les attentes, au point de déstabiliser toute l’équipe et le Chef lui-même. Propriétaire depuis 2014, Olivier Bellin a trouvé désormais un bel équilibre dans sa maison classée désormais parmi les Relais & Châteaux et Les Grandes Tables du Monde. De quoi lui permettre d’atteindre bientôt de nouveaux horizons…Esprit de la cuisineDissimulée derrière la pureté de produits sélectionnés avec une extrême rigueur, la cuisine d’Olivier Bellin est marquée par la technique. L’homme est un véritable auteur qui cherche à rendre ses plats parfaitement lisibles, cohérents et représentatifs de sa région. Le Chef veut raconter son terroir, celui de la pointe Finistère, avec goût et force et n’hésite pas à associer les produits tripiers aux profondeurs de l’océan comme cette langoustine mariée à un crémeux au boudin noir ou le pied de cochon à des coques en farce où de nombreux cuisiniers évoquent une cuisine entre terre et mer », lui a créé une véritable écriture terre + mer ». Aussi, ses recherches sur le blé noir lui ont apporté une signature unique, créant par exemple un beurre parfumé étonnant ou une glace carrazin » caramel et sarrazin. Ce produit authentique du Finistère se retrouve alors décliné dans nombre de ses compositions. Comme dans le Kig Homardz », son interprétation du Kig Ha Farz, plat traditionnel local, où il allie cochon, blé noir et homard dans une subtile modernité bluffante. Ici, la cuisine a du caractère tout en montrant une certaine et délicate élégance. Réservez votre table par téléphone au +33 2 98 81 52 32Esprit de la salleDans la salle aux couleurs douces, riche de grands espaces entre les tables et ponctuée de quelques détails sculptures en bois flotté ou vases en céramique de Zavella, l’équipe accompagne avec délicatesse le travail d’Olivier Bellin. Elle attise la curiosité des clients sur la qualité des produits de la région et la belle histoire du lieu. Tout en observant, à travers la large baie vitrée, la route des nuages sur la baie de Douarnenez, on se laisse ainsi raconter la cuisine du Chef et son amour du Finistère, avec décontraction mais non sans rigueur et efficacité indissociables des plus belles l'univers de notre céramiste Nathalie DerouetNous informons notre aimable clientèle que nous n'acceptons pas les chiens. Réservez votre table par téléphone au +33 2 98 81 52 32LLa CaveL’Auberge des Glazicks dispose d’une cave riche de plus de 700 références, ouverte sur l’ensemble des régions de France. Du Languedoc Roussillon à l’Alsace en passant par les incontournables Bourgogne et Bordeaux, la carte des vins suggère de compléter l’aventure finistérienne avec quelques-uns des plus beaux flacons. Des vins puissants aux nez profonds ou aux saveurs plus minérales se laissent ainsi découvrir pour des harmonies pleines de justesse avec les plats du Chef Olivier Bellin. Partez également à la découverte des producteurs locaux, et déguster des vins typiques du fief vendéen qui exprime à eux seuls toute la richesse du terroir Guide Michelin 2 étoiles depuis 2010Gault&Millau 17,5 / 20 – 4 ToquesMembre des Grandes Tables du Monde 2012Relais & Châteaux 2017Olivier Bellin Chevalier des Arts et Lettres 2011Trophée du Jeune Chef National Guide Champérard 2007Trophée du Jeune Chef National Guide Pudlowski 2007Maître RestaurateurTrophée du Jeune Chef Régional Guide Champérard 2003
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